All Boivin: la défense demande l'acquittement sur plusieurs chefs

Le juge Pierre Lortie tranchera sur la culpabilité d'All Boivin le 21 mars prochain. Les plaidoiries des avocats se déroulaient hier au procès de l'accusé de 29 ans.

L'avocat de la défense, Me Pierre Gagnon, a admis hier que son client s’est livré à des voies de fait lésions lors de sa plaidoirie. Il demande toutefois l’acquittement pour les chefs d'accusation d'agression sexuelle armée, séquestration, menaces et agression armée. Me Gagnon ne croit pas qu'All Boivin ait commis des voies de fait graves, puisque la victime n'a pas subi d'intervention médicale et n'a pas de séquelles physiques.

«La jeune femme a pris de la médication pour la douleur, mais pas pour soigner son foie. Ça a nécessité de l'observation, mais il n'y a jamais eu d'aggravation. Ça ne tombe pas dans la catégorie des voies de fait graves». - Me Pierre Gagnon

Selon lui, All Boivin a seulement utilisé une force excessive pour se défendre et la victime a amplifié sa version des faits. La défense est d'avis que plusieurs ecchymoses de la plaignante ont pu être causées par ses propres coups, lorsqu’elle aurait attaqué l’accusé. Aussi, l'avocat estime que des marques importantes auraient été visibles sur le cou de la jeune femme s'il avait véritablement tenté de l’étrangler.

Aucune crédibilité

De son côté, la procureure de la couronne, Me Karen Inkel, affirme que les 100 ecchymoses retrouvées sur le corps de la jeune femme ne mentent pas. Elle n'accorde aucune crédibilité au témoignage d'All Boivin.

Me Inkel reconnaît que le témoignage de la présumée victime est ponctué de trous de mémoire, mais soutient qu'elle se souvient des principaux éléments. La procureure rappelle que la plaignante a dû se faire nettoyer les yeux en raison du poivre de cayenne, tandis qu'All Boivin n'a eu besoin d'aucun traitement, lui qui prétend avoir été aspergé.