Les chauffeurs de taxi d'Alma et de Saguenay manifestent à leur tour

Taxis

La grève tournante des chauffeurs de taxi s'est déplacée au centre-ville de Chicoutimi jeudi avant-midi. De 9h à 11h, ils étaient une quarantaine de chauffeurs d'Alma, de Chicoutimi, de La Baie et de Jonquière à manifester contre le projet de loi 17 qui vise à abolir les permis de taxi pour permettre aux nouveaux joueurs comme Uber d'offrir leurs services.

Parmi les chauffeurs rassemblés sur la zone portuaire en matinée, la plupart en veulent au ministre des Transports François Bonnardel qui selon eux ne les écoute pas et ne prend pas en considération leurs revendications. Plusieurs voient leur retraite s'envoler et les plus jeunes craignent pour leur avenir :

 

« Je n'ai rien contre Uber, mais qu'il mette les mêmes restrictions qu'à nous. Ça fait 50 ans que je fais ça et de la compétition il y en a toujours eu avec les taxis fantômes, sauf que là on leur ouvre la porte très grande. »

« Ça fait déjà 12 ans que je suis dans l'industrie et j'ai deux permis. Pour moi c'était un emploi pour les 30 prochaines années et là le gouvernement vient de nous l'enlever. »

« Ça fait 40 ans que j'ai acheté mon permis et j'ai toujours pensé que quand j'allais arrêter d'en faire, j'allais le vendre et que ça me ferait un petit quelque chose, mais là je peux même pu. Lui [ le ministre Bonnardel ], il va l'avoir sa pension. »

 

La grève tournante devrait durer trois semaines. Chaque jour, les chauffeurs d'une quinzaine de villes québécoises manifesteront entre 9h et 11h, paralysant ainsi les services en excluant par contre le transport adapté.

 

« On va continuer notre combat. C'est difficile de ne pas prendre les citoyens en otage parce qu'ils sont nos clients. » - un chauffeur de taxi

 

Le conseil de ville de Saguenay a par ailleurs adopté une résolution d'appui aux chauffeurs de taxi mardi soir à la séance mensuelle. Les conseillers demandent à Québec d’assurer un service de transport adéquat dans la région à toute heure du jour.