Première québécoise : une bi-diplomation pour les préposés aux bénéficiaires

Pour la première fois au Québec, des étudiants en formation professionnelle pourront être diplômés ici et en France. Il s'agira des préposés aux bénéficiaires du Centre de formation l'Oasis de Chicoutimi qui grâce à un stage au Lycée des Métiers de Carcado-Saisseval, à Paris, obtiendront du même coup le diplôme d'aide-soignante.

C'est un premier partenariat du genre qui est normalement vu dans les formations collégiales et universitaires. L'idée n'est pas nécessairement d'attirer de futurs travailleurs français au Québec ou vice-versa, l'objectif est surtout d'offrir une expérience pour intéresser plus de jeunes à la formation qui manque cruellement de candidatures des deux côtés de l'Atlantique.

 

« Ce qui est visé s'est de redorer l'image de nos formations mutuelles d'aide-soignante et de préposé aux bénéficiaires. En faisant vivre aux jeunes une expérience enrichissante de formation, on pense que ça va attirer davantage la clientèle vers cette profession-là. » - le directeur de l'Oasis, Dominic Boily.

 

« En France nous sommes aussi en pénurie d'aides-soignantes, cette formation nous permet donc de recruter des candidats. La grande difficulté en France c'est de remplir nos écoles d'aides-soignantes qui ferment les unes après les autres. » - formatrice à l'Institut de formation aide-soignante et aide à la puériculture du Lycée des Métiers Carcado-Saisseval, Nathalie Joly

 

Pour la première expérience, une étudiante française, Marie Jegou, est arrivée à Saguenay mardi pour vivre un stage de trois semaines. Elle ne savait pas que cette possibilité existait lorsqu'elle a débuté sa formation en septembre, mais l'idée de découvrir le continent américain l'a tout de suite séduite :

 

L'étudiante Marie Jegou est reçue au Saguenay un stage de trois semaines. (Bell Media)

 

 

« Je pense qu'il y a des différences au niveau des pratiques pour l'approche au patient et aussi au niveau de l'ergonomie. Vraiment, je crois que ça va m'apporter une expérience personnelle et professionnelle. »

 

Le directeur du CFP l'Oasis, Dominic Boily, aimerait étendre cette possibilité de bi-diplomation à d'autres formations, ajoutant que des étudiantes en coiffure ont pu suivre un stage cette année en France.