Projets sur le Saguenay : effets négatifs à prévoir pour le béluga

Construire deux ports majeurs sur le Saguenay va à l'encontre du plan de rétablissement du béluga dans le Saint-Laurent, concluent des chercheurs de Pêches et Océans Canada.

Selon l'avis, les projets d'Arianne Phosphate et de GNL Québec hausseraient le trafic maritime de 450 à 1300 transits par an.

Le niveau de bruit augmenterait considérablement dans l'estuaire du Saint-Laurent, l'habitat des bélugas qui utilisent les sons pour s'alimenter, communiquer et éviter les dangers. En voie de disparition, il ne reste que 880 spécimens.

Le fjord du Saguenay et son embouchure constituent un corridor de transit obligé pour atteindre la baie Sainte-Marguerite. L’embouchure et certains secteurs du Saguenay servent vraisemblablement à des fins d’alimentation. Les raisons qui amènent les bélugas dans le fjord du Saguenay et la baie Sainte-Marguerite, des eaux saumâtres et relativement douces, demeurent incertaines et pourraient inclure l’alimentation, la socialisation, le soin des jeunes et le repos (revue dans Mosnier et al. 2010). Son utilisation pour la mise-bas ne peut être exclue. - extrait de l'avis

Outre le béluga, d'autres espèces sont observées régulièrement dans l'embouchure et le fjord du Saguenay, expliquent les chercheurs, comme les petits rorquals et quelques espèces de phoques.

Les deux entreprises ne donnent pas d'entrevue sur le sujet. Arianne Phosphate indique qu'elle prévoit utiliser des navires qui se rendent déjà aux installations de Rio Tinto pour diminuer le trafic. GNL Québec mentionne que leur étude d'impact qui est sur le point d'être déposée prend en compte les effets de la navigation, donc les risques de bruit et les effets cumulatifs des trois projets ( GNL Québec, Arianne Phosphate et Métaux Blackrock ).