2e coup d'éclat pour le climat: Après le pont Jacques-Cartier, le centre-ville

Environ 200 manifestants du groupe Extinction Rébellion bloquent une partie du centre-ville. Il s'agit du deuxième coup d'éclat dans la même journée pour le groupe écologique qui a aussi bloqué le pont Jacques-Cartier durant l'heure de pointe matinale.

Le groupe Extinction Rebellion Québec s'est livré à un deuxième coup d'éclat dans la même journée, mardi, à Montréal.

Environ 200 militants se sont rassemblés à la Place du Canada, à compter de 16h, pour se diriger à pas de tortue sur le boulevard René-Lévesque Ouest vers la Place des Festivals. Les policiers du SPVM leur ont barré le chemin au coin de la rue Mansfield pour les inciter à circuler sur la rue Sainte-Catherine.

Les manifestants ont refusé de suivre les directives des policiers et se sont assis au beau milieu du boulevard René-Lévesque en pleine heure de pointe du retour à la maison. À 19h, ils étaient toujours présents à cette intersection et n'avaient pas l'intention de bouger de sitôt. Un groupe de musique s'est aussi joint à eux. L'initiateur du Pacte, le metteur en scène Dominic Champagne, était sur place et a prononcé un discours.

Le pont Jacques-Cartier fermé en matinée

Trois activistes sont montés dans la structure du pont Jacques-Cartier vers 5h40 pour dérouler une immense banderole jaune aux couleurs du groupe écologiste. 

La Sûreté du Québec a complètement interrompu la circulation durant plus de 1h30 et des trampolines ont été déployés sur les voies en cas de chute ou de saut. 

Les manifestants sont redescendus pacifiquement vers 8h, escortés par les policiers de la SQ et des pompiers-araignées du Service d'incendie de Montréal. 

Ils ont été conduits au poste de police pour interrogatoire. Après avoir été détenus une bonne partie de la journée, les trois individus, un homme de 47 ans et deux femmes de 32 et 40 ans, ont été libérés sous promesse de comparaître le 24 octobre prochain et pourraient faire face à des accusations de méfait et complot.

CJAD 800

Cette manifestation est organisée dans le cadre d'une série d'actions visant à envoyer un message clair à nos politiciens concernant l'urgence climatique. 

Des manifestations semblables ont été menées ailleurs au Canada et dans différentes villes du monde, hier (lundi).

Voyez le message publié sur Facebook par une des activistes de ce matin. Il s'agit de Chantal Poulin, 3e vice-présidente au syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’ïle et militante pour Québec solidaire :

(Avec la collaboration de Marie-Pier Boucher et Étienne Phénix, journalistes Bell Média)

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