322 000 Québécois ont reçu pour la première fois de l'aide alimentaire

Comptoir Alimentaire Drummond - panier épicerie I Stock Kritchanut

Plusieurs comptoirs et banques alimentaires sont sollicités par les temps qui courent: on estime que 650 000 personnes dont 322 000 Québécois ont eu recours pour une première fois aux services de banque alimentaire avec la pandémie qui sévit.

La Moisson Maskoutaine à Saint-Hyacinthe, le Graind'Sel dans la Vallée-du-Richelieu et la Société Saint-Vincent-de-Paul à Saint-Jean-sur-Richelieu (pour ne nommer que ceux-là) offrent un sérieux coup de pouce à plusieurs ménages montérégiens.

En temps de crise, plusieurs dons inattendus d'entreprises et de producteurs permettent à ces banques de se garder la tête hors de l'eau.

Selon la firme montréalaise Synopsis Recherche Marketing, la situation pourrait s'accentuer en raison de l'incertitude économique et de la fin de certains programmes.

L'étude a été produite dans le cadre de la collecte d'urgence de La Guignolée des médias «Le confinement, ca donne faim» jusqu'au 31 mai.

Le sondage en ligne a été menée du 8 au 11 mai auprès de 1000 adultes québécois.

Concrètement, on y apprend que 1 Québécois sur 5 a déjà dû avoir recours à de l'aide alimentaire pour nourrir sa famille, deux mois seulement après le début de la pandémie.

2 invididus sur 3 doivent même s'y rendre régulièrement.

Et signe que la pandémie frappe durement: plusieurs Québécois pensent même y retourner après la fin de la Prestation canadienne d'urgence décrétée par le gouvernement fédéral et autre aide aux travailleurs qui vivent des mises à pied.

Youri Rivest est président et fondateur de Synopsis explique.

«La moitié de ces gens-là y ont eu recours une première fois et c'est frappant: on constate qu'ils n'étaient pas du tout préparés à recevoir de l'aide alimentaire, certains pouvaient entretenir la croyance que ca s'adresse aux personnes démunies et que ce n'est pas pour eux.  25% des répondants nous disent qu'ils peuvent assurer la sécurité alimentaire pour 1 mois et les autres ne savent pas. L'aide alimentaire risque d'être fréquente même après la pandémie puisque les biens de consommation sont dispendieux. Plusieurs pensent revenir après la pandémie.»

Youri Rivest, président et fondateur de Synopsis Recherche Marketing

Et l'après-COVID 19?

Bien malin qui pourrait prédire les effets de l'après-COVID-19 sur les ménages québécois surtout après l'arrêt des diverses prestations émises par les gouvernements.

Chose certaine, on apprend dans cette même étude que plusieurs Québécois placent peu ou pas dans leur bas de laine.

On y apprend que 4% des Québécois estiment qu'il est très probable qu'ils doivent recourir à une banque alimentaire après l'aide gouvernementale actuelle et que 10% estiment que c'est assez probable qu'il le fasse.

Lancée le 20 avril dernier, la Guignolée des médias a permis de recueillir 1 million de dollars au bénéfice de quelque 70 comptoirs alimentaires au pays dont plusieurs en Montérégie.

Youri Rivest espère qu'avec la publication de cette étude, les mieux nazntis songeront à faire un don volontaire au www.guignolee.ca ou en textant JEMANGE au 20222.

«Déjà, 1 personne sur 4 dit faire des comprmois sur de la nourriture, des produits d'hygiène de base ou des médicaments en vente libre. S'il arrivait un imprévu de 500$, 40% des gens disent qu'ils ont l'argent  et les autres auraient recours au crédit ou à un proche qui ont l'argent.  Évidemment pour les levées de fonds ou collecte, les entreprises reprennent, certaines sont désorganisées ou ne sont pas encore en opération: il est donc important de soutenir nos banques alimentaires puisque l'on ignore combien de temps durera la crise. Et la Guignolée ne se tient pas comme traditionnellement aux Fêtes mais dès maintenant parce que les besoins sont immédiats»

Youri Rivest, président et fondateur de Synopsis Recherche Marketing

 

 

 

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