50% des services en milieu familial de la région menacés de fermeture

garderies

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec a réalisé une enquête auprès de ses membres responsables en milieu familial: 50 % d'entre elles envisagent de fermer en Montérégie si le gouvernement persiste avec les offres actuelles.

Pour l'instant, la majorité gagne 12,42$ de l'heure et l'offre salariale du gouvernement équivaut à 12,48$ l'heure pour la première année.  

 

Des moyens de pression sont déjà en vigueur dans les services en question en Montérégie et ailleurs au Québec, depuis le 31 janvier.

 

Les offres gouvernementales sont de 0,5% la première année, 1,75% la deuxième année et de 1,75% pour la troisième année.

 

Pour leur part, les responsables de services éducatifs demandent une rémunération équivalente à 16,75 dollars l'heure.

 

Avec les diverses charges avec lesquelles elles doivent composer, la règlementation qui est de plus en plus stricte,  certaines responsables n'envisagent d'autres solutions que de fermer boutique si rien n'est fait.

 

Valérie Grenon, présidente de la FIPEQ-CSQ explique.

 

«12,48$ l'heure, c'est ce qui resterait dans les poches de la responsable après avoir assumé plusieurs coûts pour opérer. Cela ne tient pas compte des coûts de l'électricité, l'achat de matériel pédagogique, de 2 collations et de repas de même que le matériel de stimulation, tout cela en tenant compte de l'inflation. Les responsables n'arrivent tout simplement pas avec les offres qui sont sur la table et le gouvernement doit reconsidérer ses offres». 

 

-Valérie Grenon, présidente Syndicat FIPEQ-CSQ

 

Il faut comprendre que ces responsables ont l'obligation de tenir un dossier pour chaque enfant, elles font l'objet de 3 visites annuelles à l'improviste du service pour s'assurer de la sécurité des enfants et peuvent devoir ouvrir jusqu'à 50 heures par semaine.

 

D'autres moyens de pression cette semaine

 

Le moyens de pression des responsables se poursuivent cette semaine avec une grève évolutive en Montérégie et la pose de fanions aujourd'hui, de façon symbolique. 

 

Un segment de 15 minutes de retard à l'ouverture sera retranché de semaine en semaine le vendredi, jusqu'à concurrence de 2 heures d'ouverture plus tard le 20 mars

 

Valérie Grenon confirme que les pourparlers doivent se poursuivre, mais que la question de la reconnaissance professionnelle est aussi au coeur de la négociation. 

 

«Nous demandons aussi une reconnaissance du temps de travail pour le dossier de chaque enfant et pour les rencontres avec les parents. Avec les multiples obligations qu'on nous impose, il faut avoir une réflexion sur l'avenir de ces services. C'est triste ce qui se passe en Montérégie et ça pourrait malheureusement survenir d'ici 3 ans si rien n'est fait»

-

Valérie Grenon, présidente Syndicat FIPEQ-CSQ

 

 

Infolettres Boom 104.1 - 106.5

Contenu en rafale, promotions exclusives, concours et bien plus encore !