Campagne de sensibilisation sur l'itinérance à Saint-Jean

Itinérance à Saint-Jean-sur-Richelieu

Une campagne de sensibilisation a été lancée à Saint-Jean-sur-Richelieu sur l'itinérance, qui est de plus en plus présente particulièrement au centre-ville, de chaque côté du pont Gouin.

Cette réalité inquiète d'ailleurs les Johannais. L'an dernier, quelque 200 appels ont été logés au 911, majoritairement dans un souci de leur venir en aide ou de s'assurer de leur bien-être.

Bon an mal an, c'est le double que ce qui a été reçu annuellement par le passé. 

Avec les différents partenaires, les policiers ont une approche de bienveillance pour les guider vers les bonnes ressources.

«Souvent, les personnes en situation d'itinérance ne sont pas des gens agressifs, ce sont presque exclusivement des gens collaborateurs. Ils souhaitent qu'on les salue sur la rue et être pris en considération comme des êtres humains. Nous, on est en transition pour être une police communautaire beaucoup plus présente.»  

Stéphane Bélanger, directeur du Service de police de Saint-Jean

Environ 250 sans-abris ont été hébergés à l'Auberge Harris de la rue Champlain depuis mars 2020. Grâce aux intervenants d'Actions dépendances, la moitié d'entre eux ont été relocalisés en chambre ou en appartement. 

De son côté, le Centre de jour de la rue Champlain accueille une vingtaine de personnes en situation d'itinérance chaque jour. Ils peuvent faire leur lessive, utiliser un téléphone ou un ordinateur et recevoir du soutien pour tenter de sortir de leur situation précaire.

Par période de grand froid, où le mercure est descendu sous la barre des -20 degrés Celsius, le centre a pu se transformer en halte-chaleur pour la première fois cette année et ainsi offrir un refuge temporaire de soir et de nuit.

Avec de nouveaux investissements, un repas du soir s'ajoute au déjeuner et au dîner ainsi qu'aux collations déjà servis.

«Avant, ils se promenaient, ils n'étaient pas tous ensemble. Ce n'est pas parce qu'il y a une hausse, c'est plutôt que maintenant, ils sont plus présents parce qu'ils fréquentent le Centre de jour.» 

Lynda Villeneuve, directrice Actions Dépendances

COVID-19

Un comité clinique s'est réuni aujourd'hui pour éviter des bris de service aux sans-abris, comme ç'a été le cas dans les derniers jours à la Halte du coin, à Longueuil.

Le CISSS de la Montérégie, Développement social et la police de Saint-Jean se sont notamment penchés sur un plan afin de s'assurer de maintenir les ressources disponibles. 

La COVID a compliqué les efforts de la petite équipe de six d'Actions Dépendances qui leur viennent en aide, notamment à cause d'infections.

«Depuis quelques semaines, tous les clients sont testés systématiquement s'ils ont des symptômes. La seule chose qui est avantageuse pour nous à l'hébergement, c'est qu'ils logent dans des chambres individuelles. Si on compare dans d'autres milieux, ce n'est pas comme à Longueuil, où ils utilisent 25 lits dans un sous-sol d'église, où tout le monde est en contact. En termes de ressources humaines, ce n'est pas facile, on est très juste. Ça nous rassure de savoir que si on dépiste quelqu'un de positif, on peut le transférer dans une zone rouge.» 

Lynda Villeneuve, directrice Actions Dépendances

Les itinérants qui testent positifs sont pris en charge par la seule ressource dédiée disponible dans le secteur, soit l'aréna Cynthia-Coull de Greenfield Park. Les frais de déplacement, puisque c'est en dehors du territoire, sont assumés par le CISSS. 

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