Confinement à Cowansville: le jugement des pairs comme sanction

École Massey-Vanier

Près d'un mois après le confinement à l'école secondaire Massey-Vanier, à Cowansville, la Commission scolaire Eastern Townships assure que les jeunes à l'origine du branle-bas de combat ont compris le message.

 

Ce jour-là, la direction d'école du côté anglophone n'a pas hésité à appeler la Sûreté du Québec après avoir été mise au fait par un élève de propos inquiétants. Celui-ci rapportait les propos d'un autre de 2e cycle, qui aurait dit à un ami qu'il avait « l'intention d'amener un fusil à l'école », d'où le confinement de 2h.

Après les événements, les deux jeunes impliqués ont été rencontrés par la Sûreté du Québec, mais aussi par la direction de l'école, et leurs familles ont été impliquées. Aucune accusation n'a encore été déposée et il n'a pas été possible de savoir si des sanctions précises ont été imposées aux jeunes par la direction.

De son côté, le secrétaire général de la Commission scolaire Eastern Townships, Éric Campbell, croit que les jeunes impliqués paient le prix de leurs actions aujourd'hui.

« Il faut comprendre que ces élèves-là aujourd'hui font face au jugement des collègues de classe, à la limite des membres du personnel qui finalement ont vécu tout ce brouhaha. Maintenant, c'est eux qui doivent porter un peu le fardeau des propos qu'ils ont tenus. »

- Éric Campbell

L'école avait été mise en confinement pendant 2h le temps de faire les vérifications nécessaires et il s'est avéré qu'il n'y avait aucune menace réelle. Trois élèves ont été interpellés initialement par la SQ, mais il s'est avéré que le troisième n'avait aucun lien avec les événements.

Sensibilisation et message de prévention

Du soutien psychologique est toujours offert aux élèves qui en auraient besoin et de la sensibilisation est faite pour éviter une autre situation du genre. Les jeunes sont notamment mis au fait de ce qu'il est acceptable de dire sans représailles sur les réseaux sociaux et en personne.

Plusieurs parents inquiets ont critiqué la gestion de la situation de confinement et ont dénoncé le peu d'informations transmises pendant l'événement.

Le secrétaire général de la Commission scolaire Eastern Townships, Éric Campbell, reconnait que ce n'était pas parfait, mais rappelle que la priorité est la sécurité des élèves et du personnel.

« On est tout à fait conscients que les parents ont besoin d'être rassurés, qu'ils ont besoin d'avoir de l'information, mais nos contacts avec nos parents sont toujours des contacts directs via par exemple, un courriel. On ne va jamais utiliser les réseaux sociaux, on ne voudrait surtout pas alimenter la situation, par exemple, dans le cas d'un tireur hostile, car on ne fait pas qui lit ces informations. C'est très difficile, les parents voudraient être informés avant même que l'événement n'arrive, mais je le répète, ce n'est surtout pas en communiquant avec les enfants via texto ou en se déplaçant à l'école pendant une gestion de crise qui va être aidant. »

- Éric Campbell

La Commission scolaire fait des exercices de confinement depuis plus de 10 ans et ce n'est pas la première fois qu'ils sont mis à l'épreuve.

L'école secondaire Massey-Vanier compte plus de 1 200 élèves répartis des côtés francopphones et anglophones. Elle est gérée par les commissions scolaires du Val-des-Cerfs et Eastern Townships.

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