Conflit de travail à l'entrepôt Jean Coutu: 78 % votent pour la proposition

Audrey Benoit est présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l'entrepôt Pharmacie Jean Coutu.

Le conflit de travail est terminé au centre de distribution de Jean Coutu à Varennes, en Montérégie. Les 680 travailleurs syndiqués ont accepté à 78% la proposition recommandée par les conciliateurs, après sept semaines de lock-out. 

 

La nouvelle convention collective est d'une durée de 5 ans, rétroactive au 1er janvier 2020 et jusqu'au 31 décembre 2024. Elle accordera notamment des augmentations de salaires rétroactives de 11 ou de 12,6 % sur cinq ans et permettra de limiter la sous-traitance.

Les trois anciennes classes salariales ont également été intégrées à la classe supérieure, qui est jumelée à une offre de formation de 1000 heures par semaine.

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l'entrepôt Pharmacie Jean Coutu, Audrey Benoit, est satisfaite des gains obtenus, sans recul.

« Le respect de l'ancienneté en tout temps, au niveau des formations, on a réussi à aller chercher beaucoup. On a réussi à aller chercher beaucoup au niveau du changement de fonds de pension. On s'en va vers un régime où on aura plus une main mise sur ce qui se passe et on est très contents de ça. »

- Audrey Benoit

Par voie de communiqué, le président du Groupe Jean Coutu, Alain Champagne, a aussi salué la fin du conflit. Il a déclaré que « cette entente de 5 ans permet de rencontrer de manière juste et équitable les besoins des employés, de nos pharmaciens propriétaires affiliés à Jean Coutu et des clients dans un environnement extrêmement concurrentiel ».

Le conflit a été difficile, alors que les deux parties s'accusaient mutuellement d'empêcher tout avancement des négociations.

LES SYNDICATS SOLIDAIRES

Même si le conflit de travail a été pénible pour les travailleurs touchés, la présidente syndicale s'est dite émue en entrevue de la solidarité qui s'est déployée pendant la durée du conflit. Des syndiqués d'ailleurs en région ont offert du bois de chauffage, ont participé au piquetage symbolique et donné des milliers de dollars.

« La solidarité qui s'est formée, tout ce qu'on a pu voir sur les lignes de piquetage, les syndicats qui nous sont venu en aide au fil du temps, j'ai trouvé ça de toute beauté. [...] C'est sûr qu'un lock-out, ça crée des cicatrices pour plusieurs années, mais on a négocié, on est allé chercher ce qu'on pouvait et on est très fiers. »

- Audrey Benoit

Les syndiqués retourneront au travail graduellement à compter de ce dimanche. Le lock-out avait été décrété par l'employeur Metro le lendemain d'une journée de grève du syndicat, le 24 septembre dernier.

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