CORONAVIRUS: la police de Saint-Jean-sur-Richelieu donne des contraventions

Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu.

La police de Saint-Jean-sur-Richelieu a commencé à distribuer des constats d'infraction aux récalcitrants qui ne respectent pas les règles d'hygiène et de sécurité en lien avec le coronavirus.

Depuis le 26 mars, les policiers ont émis au moins dix contraventions en vertu du règlement municipal d'entrave. D'autres corps policiers, dont le Service de police de la ville de Montréal (SPVM), remplissent plutôt un rapport d’infraction général qui est ensuite soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Le Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu a connaissance de cas problématiques à la suite d'informations de citoyens. Pas moins de 550 dénonciations ont été enregistrées depuis le 23 mars. La moitié d'entre elles concernaient des rassemblements.

« On a trois grands types encore de problématiques: des jeunes qui se rassemblent dans des parcs ou des résidences pour faire un party, des personnes âgées qui se rassemblent pour prendre un café et jaser dans des endroits publics et des problématiques avec des commerces.»

- André Fortier, directeur du service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu

Un aîné a reçu le premier constat d'infraction parce qu'il a défié à de nombreuses reprises les règles de confinement de l'établissement où il habite. Des jeunes locataires ont aussi écopé de contraventions parce qu'ils s'entêtaient à recevoir des amis. Les commerces fautifs ne respectaient pas les règles de distanciation physique.

Les récalcitrants s'exposent à une première amende de 200$. En cas de récidive, il leur en coûtera 500$. Ceux qui continueront de s'entêter recevront une contravention de 1000$ pour chaque récidive subséquente.

Le directeur du service de police explique que son service effectue de la prévention depuis le 12 mars, auprès des citoyens et qu'il est temps de passer à une autre étape avec la minorité qui ne respecte pas les règles de la Santé publique.

Interrogée sur la façon de faire de Saint-Jean-sur-Richelieu, la ministre de la Sécurité publique estime qu'il s'agit d'une bonne idée. Geneviève Guilbault affirme que le fait qu'une municipalité se donne les outils supplémentaires pour lutter contre la propagation du virus démontre le sérieux de la situation actuelle.

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