Déconfinement: les signaleurs routiers demandent d'être mieux protégés

Signaleur

Avec le déconfinement, certains automobilistes roulent trop vite à l'approche des chantiers routiers. Selon le président de l'Association des travailleurs de chantiers du Québec, l'intolérance et l'impatience se font aussi sentir à l'endroit de ces signaleurs.

C'est l'avis de Jean-Francois Dionne, président de l'Association des travailleurs en signalisation routière du Québec qui remarque aussi qu'une présence policière accrue en Montérégie, de jour comme de nuit, permettrait un meilleur respect du Code de la sécurité routière.

Même constat au Syndicat des Métallos qui représente de ces travailleurs en Montérégie: des entrepreneurs laissent les cônes oranges sur place une fois les chantiers terminés, certains travailleurs doivent déjà composer avec une chaleur importante et même, l'agressivité de certains usagers.

«Si les policiers ciblaient pendant un certain temps les chantiers routiers, le mot se passerait rapidement auprès des automobilistes pour qu'ils respectent davantage les limites de vitesse. Tout le monde a été éprouvé par le printemps qu'on vient de passer. Avec le retour de la circulation et des chantiers, on demande à tout le monde de faire preuve de patience et respect envers les signaleurs routiers» 

Le vice-président de la section locale 8922 du Syndicat des Métallos, Guy Doré.

Au cours de la dernière année, 3 signaleurs routiers sont décédés dans l'exercice de leurs fonctions et c'est sans compter les blessés légers et graves

La CNESST a mis en place une table de concertation pour se pencher sur la problématique de la santé dans le secteur, à la suite du troisième décès l'an dernier.  

De son côté, Jean-Francois Dionne demande meilleure présence policière et une meilleure collaboration des automobilistes et camionneurs. Il ajoute que la prévisibilité de l'emplacement de certains photos-radars sur les routes amène les automobilistes à adopter des comportements délinquants.

«Certains automobilistes ou camionneurs ont perdu leur bon jugement. La loi du corridor de sécurité n'est pas respectée, certains travailleurs ont même perdu leurs casques, d'autres ont été insultés sur les chantiers. Je pense que les policiers devraient être plus présents près des chantiers, nous sommes des pères et mères de famille et voulons simplement faire notre travail de façon sécuritaire. En Montérégie, la Sûreté du Québec disposent de plusieurs photo-radars mais ils sont toujours au même endroit, ca devient prévisible. »

Jean-François Dionne, président de l'Association des travailleurs en signalisation routière du Québec

Selon Jean-Francois Dionne, le ministère des Transports et les villes doivent s'inspirer de la réglementation Ville de Sherbrooke.

Des policiers sont même présents sur les chantiers, la limite de vitesse et les arrêts obligatoires sont visibles sur de nombreux panneaux et les amendes sont salées.

«À chaque chantier qui se met en branle à Sherbrooke, il y a des panneaux de limites de vitesse à 30 kilomètres heures avec des amendes doublées. De plus, un policier est parfois appelé à travailler avec les signaleurs  et peut distribuer des amendes s'il est témoin du comportement délinquant des personnes. Il serait souhaitable que les villes de la Montérégie et les élus se mobilisent pour que ce genre de réglementation soit mise en place parce qu'il y a de nombreux chantiers qui reprennent et ca ne semble pas respecté»

Jean-François Dionne, président de l'Association des travailleurs en signalisation routière du Québec

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