Des briseurs de grève au Centre de distribution de Jean Coutu selon la CSN

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Le syndicat CSN des employés du Centre de distribution de Jean Coutu de Varennes accuse l'employeur de faire appel à des scabs pendant le lock out qui perdure pendant 34 jours. Il s'explique mal pourquoi l'employeur, en contrepartie, n'a pas hésité à demander des injonctions pendant le lockout pour limiter le piquetage­.   

Selon le syndicat, un inspecteur du ministère du Travail serait passé à Varennes le 27 octobre et aurait constaté la présence de plusieurs «scabs» dans le centre de distribution.  Il se limite toutefois dans les commentaires sur quelles tâches les briseurs de grèves effectuent.

Demain, une autre séance de négociation est prévue avec le conciliateur du ministère du Travail après 34 jours de lockout. En parallèle, les employés préparent aussi une manifestation devant les bureaux du ministère du Travail à Montréal, le 2 décembre à 11 heures.  

La présidente du syndicat Audrey Benoit est indignée du comportement de l'employeur.

«Nous avons fait des enquêtes par nous-mêmes pour s'assurer que nos craintes étaient fondées, le ministère a aussi fait une enquête. Nous avons la confirmation par nos représentants syndicaux qu'il y avait des briseurs de grève à l'intérieur.  Nos membres sont très insultés:  le lockout est légal selon le ministre du Travail mais l'utilisation de briseurs de grèves, c'est inacceptable.  En plus de jouer sur son cadre financier, l'employeur vient nous mettre des briseurs de grève dans les pattes pour réaliser son plan de contingence. Le conciliateur sera là demain pour aider l'employeur à trouver une bonne entente. Ce n'est pas une carte que l'employeur pouvait jouer»

Audrey Benoit, présidente syndicat CSN des employés du Centre de distribution de Varennes de Jean Coutu

Des accusations balayées du revers de la main par la direction qui affirme que les opérations et le plan de contingence sont assurées dans le respecte des lois. La vice-présidente Affaires publiques Marie-Claude Bacon.

«Je veux être clair: nous respectons la loi en tout point. Nous avons un plan de contingence révisé par nos avocats depuis le tout début. Le syndicat allègue que des employés, qui ne devraient pas l'être, approvisionnent le réseau en médicaments mais il ne condamne pas les actes d'intimidation et de vandalisme à l'égard des pharmaciens- propriétaires et cadres pour maintenir les services à la population.   Nous travaillons extrêmement fort pour le maintien des services à la population depuis le début du conflit »

Marie-Claude Bacon, vice-présidente Affaires publiques Metro

 

Une autre rencontre demain

La direction a déjà signifié que le syndicat des travailleurs demande une augmentation «importante» du salaire de 25 % sur 4 ans, l’ajout d’une 7e et 8e semaines de vacances et une augmentation de la contribution de l’employeur au régime de retraite.

«Nous sommes prêts à maintenir des bons salaires aux employés mais on ne peut accepter des augmentations excessives. Les travailleurs sont parmi les mieux payés de l'industrie avec 25%, le salaire moyen est à 27 dollars de l'heure avec des primes. Nous sommes commis et dédiés à trouver une solution mais nous ne pouvons accepter des offres déraisonnables»

Marie-Claude Bacon, vice présidente Affaires publiques Metro

De son côté, le syndicat argue que le régime de retraite n'a pas été amélioré depuis 8 ans par l'employeur et que l'offre de 4,25% par année pourrait être plus généreuse en fonction des salaires déjà payés chez Metro.

«Nous voulons faire valoir que nous méritons les mêmes salaires que les préposés chez Metro, en fonction des types d'emplois et définitions de tâches . La dernière fois que nous étions à la table, nous avons fait une proposition de réglement en coupant dans nos demandes.»

Audrey Benoit, présidente syndicat CSN des employés du Centre de distribution de Varennes de Jean Coutu

 

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