Des employés FIQ prennent les ponts d'assaut pour se faire entendre

FIQ Santé-Des syndiqués de la FIQ en ont assez du temps supplémentaire obligatoire et se font entendre

La Fédération interprofessionnelle de la santé se défend bien d'avoir pris la population en otage plus tôt aujourd'hui en prenant d'assant les ponts de Montréal et de Québec. Des infirmières et inhalothérapeutes ont bloqué l'accès au pont Jacques-Cartier, à Montréal, vers la Rive-Sud.

À Québec, une manifestation semblable a bloqué la circulation du pont de Québec dans les deux directions.

Les 76 000 membres de la FIQ (dont plusieurs milliers en Montérégie) sont sans contrat de travail depuis le 31 mars.  

Pour Sonia Mancier, présidente de la FIQ Secteur Privé, les professionnels se sentent pris en otage en devant faire du temps supplémentaire obligatoire. On indique aussi qu'il s'agit d'un geste isolé pour montrer au gouvernement la capacité de mobiliser les membres.

Le syndicat demande aussi des ratios infirmières-patientes satisfaisants et plus de postes à temps complet pour faciliter la conciliation travail-famille des membres.

Sonia Mancier indique que le gouvernement semble vouloir laisser miroiter, à la table, que les discussions progressent mais ce ne serait pas le cas.

«Le gouvernement a très peu d'écoute: nous en avons marre de prendre toutes ces responsabilités sur nos épaules. Des gens peuvent penser que nous avons pris la population en otage mais il ne faut pas oublier que le personnel est épuisé, tenu en otage avec le temps supplémentaire obligatoire imposé par le gouvernement. Nous avons mis des solutions sur la table. Si ca allait comme le gouvernement le dit, il n'y aurait pas d'infirmières et professionnelles qui quittent leur emploi du jour au lendemain, parce qu'elles n'ont plus de vie»

Sonia Mancier, présidente FIQ Secteur Privé

Il y a d'autres actions à prévoir les 25 et 26 octobre, si le gouvernement ne bouge pas, selon Sonia Mancier qui craint pour la santé psychologique des membres.

«Il  s'agit d'un 48 heures sans «temps supplémentaire obligatoire» à la fin octobre, c'est la prochaine étape de nos moyens de pression. Les travailleuses feront 7,5 heures par jour et s'en iront chez-elle. D'un point de vue déontologique, les cadres peuvent faire le travail, ils ont bien souvent une formation pour faire les tâches.  Ils sont capables de trouver des budgets pour faire entrer des travailleurs d'agences privées, alors ils feront rentrer ces personnes-là s'ils ont besoin.  Les professionnels sont au bord du gouffre, j'espère que le gouvernement le réalise»

 Sonia Mancier, présidente FIQ Secteur Privé

FIQ Santé-La manifestation des syndiqués de la FIQ sur les ponts était sous escorte policière

FIQ Santé-La manifestation des syndiqués de la FIQ sur les ponts était sous escorte policière

 

 

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