Des paramédics de la Montérégie en grève cette semaine

Paramédics

Près de 700 paramédics affiliés à la CSN seront en grève cette semaine en Montérégie (dès le 14 juillet) et la semaine prochaine. Ils rejoignent le mouvement de grève des paramédics d'Urgences Santé de Laval et de Montréal qui sont en grève depuis le 14 juin. 

Les demandes monétaires sont en cause et leur convention collective est échue depuis mars 2020. 

Les paramédics d'autres régions emboiteront aussi le pas, de semaine en semaine.  

En Montérégie, ils travaillent pour Ambulances Demers (Haut-Richelieu) et Services préhospitaliers Paraxion. Au privé, les moyens de pression touchent Ambulances Michel Crevier de Cowansville mais aussi, 352 travailleurs de la coopérative de la CETAM

Dans l’actuelle négociation pour le renouvellement de l’ensemble des conventions collectives des paramédics au Québec, le budget alloué à toutes les autres entreprises ambulancières de la province est tributaire d'une entente avec les paramédics d’Urgences-santé soutient la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS—CSN).

Les moyens de pression n’auront pas d’incidence sur le transport de patients ni sur les soins médicaux assure le syndicat mais surtout au niveau administratif. 

Jean Gagnon est représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN

«Nous avons présentement trop d'échelons salariaux dans la convention, il faut faire une réévaluation salariale complète, nous voulons mieux protéger les fins de quarts pour faciliter la conciliation travail-famille. Même si nous sommes paramédics, nous avons droit à une qualité de vie à l'extérieur du travail.  Il y aussi un point qui touche l'octroi de pauses-repas et le soutien aux intervenants d'urgence. Les négociations dans le secteur préhospitalier, c'est toujours compliqué. Du côté des entreprises et coopératives d'ambulances, pour leurs budgets respectifs, elles sont tributaires de ce qui va se négocier aux tables pour les conventions des  employés»

Jean Gagnon, représentant secteur préhospitalier Fédération de la santé CSN

Et le syndicat estime qu'une table nationale pour négocier faciliterait les choses. Si rien n'avance, d'autres moyens de pression pourraient se mettre en branle. 

«Nous sommes tous tributaires de l'entente avec Montréal (Urgences Santé) et des enveloppes dédiées. Le ministre Gaétan Barrette avait défait la table nationale que nous voulions par le passé: le gouvernement nous reparle de refaire une table de gré à gré. Nous ne sommes pas à cheval sur la forme: donnez-nous des offres satisfaisantes sur la table et on va s'entendre.  Par contre, si à l'automne, ca piétine toujours, il est possible que nous demandions aux cadres de venir faire de la route et participer à faire des appels»

 Jean Gagnon, représentant secteur préhospitalier Fédération de la santé CSN

 

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