Enseignement en zone rouge: de courts délais aux enseignants pour s'ajuster

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La Fédération autonome de l'enseignement se demande pourquoi le gouvernement a tardé à instaurer de nouvelles mesures en zone rouge. Le syndicat avait déjà proposé un mode d'enseignement en hybride dès la rentrée scolaire et il croit maintenant que les délais sont très courts pour s'organiser.

La Fédération regroupe plusieurs milliers d'enseignants en Montérégie. Il faut savoir que Saint-Jean-sur-Richelieu et Saint-Hyacinthe sont en zone orange dans le moment mais que plusieurs villes montérégiennes de la Communauté métropolitaine de Montréal s'y trouvent.

Dès jeudi, le masque sera obligatoire en classe au secondaire, les sports d'équipes sont mis sur pause et les classes de 4e et 5e secondaire se rendront en classe une journée sur deux, dans un mode hybride d'enseignement.

Selon le syndicat, une telle mesure, avant même la rentrée, aurait peut-être fait en sorte de minimiser les éclosions dans les écoles et de mieux se préparer à offrir de l'enseignement adapté.

En vue de jeudi, la FAE demande au gouvernement de rendre disponible des masques notamment pour tous les élèves même en milieux défavorisés, au cas où certains en auraient besoin.

Sylvain Mallette est président de la Fédération.

«Pourquoi le gouvernement a attendu 2 mois pour mettre en place ces changements alors que ca aurait pu s'opérer au printemps? Ils nous faudra prendre les bouchées doubles en moins de 48 heures. Je demande aux parents et aux élèves de faire preuve de beaucoup de patience: en très peu de temps, il faut constituer les groupes en virtuel,  nous ne savons pas si le soutien logistique est donné aux élèves, il faudra adapter le matériel didactique et l'enseignement pour la formule hybride. Quant au port du masque, nous savons qu'il est efficace pour protéger les jeunes mais il faut s'assurer que la ventilation soit suffisante»

Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement


La FAE demande aussi au gouvernement d'améliorer la communication entre la santé publique et le réseau de l'éducation. Selon Sylvain Mallette, le gouvernement gagnerait à donner des directives claires pour éviter de se retrouver avec des messages contradictoires ches les parents, notamment sur le port du masque en classe en zone rouge. 

Il y a aussi tout l'enjeu du dépistage accéléré qui est demandé depuis plusieurs mois par la centrale syndicale et qui n'aurait pas été annoncé par le ministre de la Santé Christian Dubé.

«La communication entre le gouvernement et la santé publique régionale est excessivement difficile et ça fait en sorte que l'information ne se rend pas. C'est à géométrie variable et il y a des délais d'attente chez les professeurs dans l'information livrée.  Il y a des contradictions. Par exemple, lors du point de presse d'hier avec le ministre Jean-François Roberge, le discours sur le port du masque: le docteur Richard Massé  de la santé publique a mentionné que c'est la «dernière chose» qu'on voulait faire et instaurer...mais une façon de livrer l'information comme celle-là entretient de la confusion chez des parents antimasques qui nourissent la suspicion. Il faut tous ensemble combattre la deuxième vague. Il faut que la santé publique et le gouvernement se parlent et il devrait écouter davantage les gens qui sont quotidiennement avec les élèves»

Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement

 

 

 

 

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