ÉTATS-UNIS: Procédures de destitution de Donald Trump dès lundi?

Donald Trump

Aux États-Unis, les Démocrates pourraient enclencher une deuxième procédure de destitution contre Donald Trump dès lundi. Le président sortant a également été muselé par plusieurs réseaux sociaux, qui jugent qu'il va trop loin dans ses propos.

 

Donald Trump a un dernier choix à faire, soit il démissionne, soit il est mis en accusation par la Chambre des représentants. La présidente, Nancy Pelosi, a présenté cette initative hier dans une lettre. Un seul de ses prédecesseurs s'est retrouvé dans la même situation, soit Richard nixon, qui a choisi de démissionner en 1974 dans la foulée du scandale du Watergate.

Le président américain sortant est de plus en plus isolé, alors que plusieurs élus républicains se dissocient de lui, surtout depuis les émeutes de mercredi au Capitole de Washington. Cinq personnes, dont une militante pro-Trump et un policier, ont perdu la vie.

Son avocat personnel, Rudy Giuliani, avait fermement condamné les actes posés au sein du temple de la démocratie américaine, mais a repris la défense du président sortant vendredi soir, critiquant la gestion de cette attaque et la potentielle destitution.

Trump a également annoncé hier qu'il n'assistera pas à l'assermentation du nouveau président Joe Biden le 20 janvier prochain. Il avait pourtant promis la veille, dans une vidéo, que la transition se fera de façon ordonnée. 

TRUMP BANNI DE TWITTER

Trump a été officiellement banni de Twitter pour de bon hier en raison « du risque de nouvelle incitation à la violence », c'est une première pour un président américain. Le réseau social avait déjà servi un avertissement au président sortant mercredi, en suspendant temporairement son compte.

Twitter dit avoir analysé ses récents tweets et leur contexte avant de décider de suspendre son compte de façon permanente. Plusieurs de ses supporteurs ont subi le même sort.

Lorsqu'on clique sur le compte Twitter de @realDonaldTrump sur l'application mobile, voici ce qu'on voit.

Capture d'écran. Lorsqu'on clique sur le compte Twitter de @realDonaldTrump sur l'application mobile, voici ce qu'on voit.

Trump s'est tourné ensuite vers le compte officiel du président, @POTUS, disant qu'il « ne serait pas réduit au silence » et évoquant des représailles, accusant Twitter d'interdire la liberté d'expression. Il a même évoqué la possibilité de lancer sa propre plateforme, avant que ses messages ne soient retirés du réseau social.

Son fils Donald Trump Jr a publié une série de tweets depuis hier soir pour dénoncer la fermeture du compte de son père.

Le locataire de la Maison Blanche a multiplié les gazouillis incendiaires dans les dernières années en plus de propager sans cesse de la désinformation sur l'élection de novembre dernier. Rien ne garantit que le septuagénaire ne se tournera pas maintenant vers d'autres plateformes plus permissives pour se faire entendre.

PURGE DE COMPLOTISTES                                                                                                     

Twitter a fait toute une purge de comptes de théoriciens du complot associés à QAnon hier, en plus de banir définitivement Donald Trump et plusieurs de ses alliés.

Le compte Radio-Québec du Québécois Alexis Cossette-Trudel a été suspendu pour avoir violé sa politique sur les activités nuisibles. Ses comptes personnels sur Facebook et YouTube avaient déjà été effacés en octobre dernier.

Facebook a, pour sa part, supprimé le compte du leader antimasque Mario Roy, instigateur de plusieurs manifestations contre les mesures sanitaires.

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