Fermeture des gyms: des propriétaires craignent les effets sur la santé mentale

Gym

Des gymnases en zone rouge de la Montérégie se demandent pourquoi le gouvernement a ordonné leur fermeture pour 28 jours, dès jeudi. Au-delà des programmes d'aide, les propriétaires sont d'avis que les gyms servent d'exutoire à plusieurs abonnés et se demandent si cette mesure sera prolongée.

Dans tous les cas, ils se conformeront aux demandes de la santé publique mais certains propriétaires se posent bien des questions sur les conséquences de la décision.  

C'est le cas du Centre XPN de Saint-Hubert qui compte 250 membres mais aussi des professionnels comme des médecins et ostéopathes, kinésiologues qui gravitent autour de l'établissement. On peut y faire de l'entrainement privé, du circuit training et les fermetures de mars dernier ont eu un effet direct de plusieurs milliers de dollars de pertes.

Le propriétaire Jean-Francois Gaudreau accepte la décision de la santé publique mais aurait souhaité que l'on restreigne la capacité d'accueil avant de fermer purement et simplement

Et de l'aide spécifique devra venir au secteur des gymnases et centres d'entraînement, non pas sous forme de «prêts» selon lui.

«C'est l'incompréhension totale. On ne nous rapporte pas de cas dans les gyms, à la lumière de discussions avec des collègues. Nous attendons de voir l'aide du gouvernement mais ne voulons pas de prêts pour s'endetter encore plus. Nous considérons être des services essentiels pour les gens quand on parle de santé générale, d'alimentation et de mieux-être.  Je ne comprends pas pourquoi on nivelle par le bas. Réduire la capacité, désinfecter davantage, augmenter les mesures  auraient pu être des solutions temporaires en santé publique. Souvent les gens entrent dans le gym, ils ont des frustrations et ils en ressortent heureux et motivés. Je me pose vraiment la question: où est-ce qu'on s'en va et si ce sera prolongé par-delà 28 jours?»

Jean-François Gaudreau, propriétaire Centre XPN Saint-Hubert.   

Des inquiétudes partagées au Gym Chez Trottier 

Le propriétaire du Gym familial Chez Trottier de Chambly est aussi inquiet de revoir les gens se reconfiner et devoir renoncer à leurs activités, au moment où certaines personnes vivent la dépression saisonnière.

On se souviendra que pour rester ouvert, le Gym avait lancé un Gofundme qui avait permis d'amasser 40 000$ afin de maintenir ses opérations et les consolider.

Steve Trottier est très décu de cette nouvelle annonce pour son entreprise implantée depuis 40 ans mais aussi, pour toute l'industrie.

«Le gouvernement doit nous aider et nous avons bien hâte de savoir comment.  Chez Trottier, nous avons une approche basée sur la santé globale qui fait notre renommée. Ce qui est le plus inquiétant est l'état de santé mentale: les gens sont confinés, ils travaillent chez-eux, ils vont à l'épicerie mais tout ce qu'il reste, c'est de s'entraîner pour évacuer le stress d'être confiné.  L'entraînement développe la sérotonine, c'est connu.  Il y a un cri d'alame pour plusieurs entreprises et avec le mois de novembre, une zone plus grise, on ne peut pas exclure que les dépressions peuvent se déclarer en plus grand nombre. On s'inquiète.»

Steve Trottier, propriétaire Gym Chez Trottier

L'entreprise ne serait pas en péril financièrement mais l'aide sera la bienvenue.

 

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