Grève générale à l'usine Delpharm de Boucherville

Des travailleurs de l'usine de Delpharm à Boucherville avec des pancartes dans le cadre de la grève générale illimitée déclenchée tôt le 25 mai

Les quelque 200 travailleurs de l'usine Delpharm de Boucherville ont déclenché peu avant 3h ce matin une grève générale illimitée. Le syndicat des Teamsters affirme que la demande de conciliation déposée au ministère du Travail en avril n'a pas donné de résultats.

Les négociations sont dans une impasse pour le renouvèlement de la convention collective, échue depuis janvier. Une rencontre est prévue demain matin.

«On a l'impression que l'employeur ne fait que brasser les mêmes chiffres. Il est en train de nous servir de la vieille soupe avec un nom sophistiqué, mais ça reste une vieille soupe et nos membres le savent très bien. En clair, ils sont tout simplement insultés des offres des dirigeants de Delpharm.»

Stéphane Lacroix, directeur des communications, syndicat des Teamsters

Lors de l'assemblée syndicale du 19 mars, les syndiqués ont voté en faveur d'une grève à 97 % après avoir refusé les dernières offres patronales à 99,4 %.

Les salaires et les conditions de travail, comme le régime de retraite et les horaires, sont au coeur du litige. Avec l'inflation et l'augmentation des prix autant des denrées que du carburant, les travailleurs refusent de s'appauvrir. 

Il s'agit d'un deuxième conflit de travail en six ans à Delpharm. En juin 2016, la direction avait décrété un lockout. 

L'usine fabrique des produits injectables, notamment de la morphine et de l'insuline, pour le Québec et le reste du Canada. Alors que la production est paralysée, il ne devrait pas y avoir d'impact à court terme sur l'approvisionnement avec les réserves, affirme le représentant des Teamsters.  

 

 

 

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