Guerre commerciale: les éleveurs porcins de la Montérégie perdent gros

Porc

Les Éleveurs de porcs de la Montérégie demandent au gouvernement fédéral et aux formations politiques de se positionner immédiatement sur un programme de compensations liées aux pertes encourues par la guerre commerciale en cours avec la Chine.

Selon le président régional François Nadeau, cette fermeture des frontières provoquée par un produit qui n'est plus utilisé depuis 10 ans au Canada (ractopamine) est un prétexte à une guerre commerciale qui fait mal. 

Pourtant, les prix du porc sont à la hausse sur les marchés mondiaux, le Brésil et plusieurs pays d'Europe pourront réinvestir pour accroître leur capacité de production.

40% de toute la production porcine du Québec se fait en Montérégie.

 Selon les projections de la Financière agricole du Québec, les pertes du 24 juin à la fin décembre 2019 sont estimées à 119 millions de dollars au Québec. 

Francois Nadeau explique que malgré de nombreuses représentations auprès de la ministre fédérale de l'Agriculture Marie-Claude Bibeau, les demandes des producteurs sont demeurées vaines. 

Voici la lettre adressée à la ministre de l'Agriculture à cet effet, le 22 août dernier.

Des entreprises comme Olymel disent aussi être affectées par ces tensions commerciales.

À deux reprises depuis un an, l’administration américaine a offert une aide exceptionnelle aux producteurs porcins pour faciliter la mise en marché du porc, ce qui n'est pas le cas au Québec. 

«Je rencontre des candidats aux prochaines élections fédérales demain: ce n'est pas normal qu'un pays ne réagisse pas devant un tel enjeu. Nous perdons environ 40 dollars par tête pour les producteurs de la Montérégie. En plus, nous offrons une qualité de porc exceptionnelle. Il faut que ca bouge avant les élections!»

Si rien n'est fait, on estime que les pays qui ne subissent pas de barrières tarifaires ou réglementaires pourraient aller chercher des parts de marché importantes en Chine.

 

 

 

 

 

 

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