L'État québécois a empoché 162 M$ en 10 ans grâce aux radars photo

radar

Les radars photo ont rapporté 162 millions de dollars à l'État québécois depuis leur installation il y a 10 ans.

 

En 2019 seulement, du 1er janvier au 31 aout, 30 M$ en constats d'infraction ont été émis, selon le rapport produit par le ministère de la Justice

L'appareil le plus payant demeure celui de l'autoroute 15, à la hauteur de la sortie Atwater, à Montréal. À lui seul, il a rapporté 25 millions de dollars jusqu'à ce qu'il soit retiré en octobre 2015. 

Le deuxième en lice est celui de Boucherville, près de la bretelle du boulevard de Mortagne sur l'autoroute 20 Ouest. Il a permis de récolter 16 M$. Deux radars mobiles installés aussi en Montérégie, à Vaudreuil-Dorion, complètent le top 10.

Les radars photo ont d'abord été installés sous forme de projet pilote à divers endroits et feux rouges en 2009. Depuis, 1 200 000 constats ont été donnés aux automobilistes fautifs.

Les radars fixes sont les plus payants, même s'ils sont très bien indiqués.

L'installation de ces appareils avait pour but d'améliorer le bilan routier, et ç'a semble avoir fonctionner. Sans attribuer la baisse du nombre de décès depuis 2009 seulement aux radars photo, on note quand même une importante amélioration. 515 personnes sont décédées sur les routes de la province en 2009, contre 359 dans le dernier bilan.

Les sommes recueillies grâce aux radars sont réinvesties en sécurité routière.

- Avec la collaboration d'Étienne Phénix, journaliste Bell Média.