L'UMQ réclame de l'aide financière de Québec pour les municipalités

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Avec la reprise des travaux à l'Assemblée nationale aujourd'hui, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) revient à la charge pour demander au gouvernement Legault d'aider financièrement les municipalités à passer à travers la crise.

 

Dans la dernière année, les dépenses ont augmenté pour s'adapter aux mesures sanitaires, mais les revenus de transport en commun ou de droits de mutation et de contraventions, par exemple, ont dégringolé.

Résultat: ensemble, les municipalités membres de l'UMQ devront éponger un manque à gagner entre 787 millions $, dans un scénario optimiste, et 1,4 milliard $ pour 2020 en raison de la COVID-19. À Sainte-Julie, par exemple, la Ville sera dans le rouge d'au moins 1,5 million de dollars.

La présidente de l'UMQ et mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, réclame de l'aide rapidement alors que l'heure est à la finalisation des budgets et que 2021 ne sera pas une année plus facile.

« On semble se diriger vers une deuxième vague. On ne la souhaite pas personne, mais c'est clair que là aussi, ç'aura des impacts importants sur nos budgets en 2021. Comment va réagir l'immobilier? On sait que les municipalités sont financées à 70 % par l'impôt foncier. »

- Suzanne Roy, présidente de l'UMQ

Rappelons que selon la Loi sur les cités et villes, les municipalités n'ont pas le droit de terminer l'année avec un déficit.

Un projet de loi pour la relance réclamé

Malgré l'incertitude, les municipalités travaillent à préparer l'après-pandémie. Les travaux reprennent aujourd'hui à l'Assemblée nationale et l'Union des municipalités du Québec (UMQ) espère d'ailleurs que les parlementaires arriveront rapidement à s'entendre sur un nouveau projet de loi sur la relance économique, vu l'abandon du projet de loi 61.

Les municipalités demandent notamment des assouplissements sur la Loi sur l'expropriation.

« Le gouvernement s'est engagé à représenter un projet de loi pour permettre d'accélérer la relance économique, je pense que nous en avons besoin aussi au niveau des municipalités. [...] On espère qu'il y ait, dans cette législation, des assouplissements qui vont permettre aux municipalités de mettre en action leur plan triennal d'immobilisation. On des éléments qui nous semble essentiel, c'est des modifications à la Loi sur les expropriations, qui fait que les municipalités et tout le monde public paient des prix exorbitants en cas d'expropriation, ce qui cause des délais indus pour la mise en place de projets, d'écoles, de garderies ou d'utilités municipales. »

- Suzanne Roy, présidente de l'UMQ et mairesse de Sainte-Julie

L'UMQ avait lancé au printemps dernier son Plan de relance économique municipal, qui propose une trentaine de mesures ciblées qui, elle l'espère, pourront inspirer les élus.

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