La 1ère tempête de 2020 poursuit sa course

Verglas, grésil et pluie verglaçante causent de nombreux maux de tête aux automobilistes

Du verglas, une quantité inusitée de pluie, du grésil...bref le sud du Québec y a goûté ce week-end ! 

Le vaste système dépressionnaire s'étendait du sud des États-Unis jusque dans l'est de la province, laissant sur son passage de la pluie, de la pluie verglaçante, du grésil et de la neige. 

Région Métropolitaine: un retour au travail plus facile demain

Le pire a été évité dans la grande région de Montréal. Les précipitations de pluie verglaçante et de grésil se sont transformées en neige en fin d'avant-midi dimanche laissant au sol une croûte de glace recouverte de neige qui devrait cesser durant la journée « On a reçu beaucoup de pluie pour cette période on parle d'environ une quarantaine de millimètres à la mi-janvier et on a reçu environ 6 heures de pluie verglaçante »  note le météorologue Simon Legault d'Environnement Canada.

Dans la région de Québec ça continue

Si on a évité le pire dans la région métropolitaine, la situation est toute autre plus à l'est, dans la région de Québec où l'on a carrément eu droit à une tempête hivernale.  «Il y a déjà de 15 à 20 centimètres de neige de tombée dans la région de Québec. On attend une autre quinzaine de centimètres pour la journée. Ça va faire une vraie grosse bordée, en plus des vents forts surtout près du fleuve. On a déjà enregistré des rafales de 90 kilomètres/heure à l'île d'Orléans», ajoute M. Legault. 

Pannes de courant

À 17h00, 32,320 clients d'Hydro Québec étaient toujours privés d'électricité. Le secteur le plus durement touché demeure la Montérégie avec 22,801 foyers sans courant, principalement à Granby, Brossard et dans le secteur de Brome-Missisquoi. Au plus fort de la panne, 140 000 clients étaient affectés. 

Un porte-parole d'Hydro-Québec, Cendrix Bouchard explique que ce sont les lignes à haute tension qui traversent des corridors de forts vents qui sont les principales responsables de la situation. « On a eu ce qu'on appelle du galopage sur nos lignes de transmission c'est à dire que quand la pluie verglaçante colle aux fils, le vent a plus d'emprise et étant donné la forme bizarre que les fils vont prendre avec la glace, le vent va bouger les fils beaucoup plus qu'à l'habitude.» Ce «galopage» est l'effet de balancement des fils qui se frappent les uns contre les autres. 

Hydro prévoit qu'une majorité de clients soient rebranchés au plus tard dimanche soir.

Conditions routières difficiles

L'impact de ce cocktail météo se fait aussi sentir sur le réseau routier particulièrement au sud du fleuve St-Laurent.

Dans la grande région de Montréal les routes demeurent partiellement enneigées avec une bonne visibilité. Par contre à mesure qu'on s'approche de la région de Québec, c'est une chaussée qui est enneigée avec une visibilité réduite dépendamment des endroits à cause des vents. Les conditions exécrables ont notamment forcé la fermeture de l'autoroute 20 et de la 132 dans les deux directions entre Lévis et Montmagny. La visibilité est nulle en raison de la poudrerie.

Pas moins de 1700 camions du ministère des Transports ont été déployés sur quelque 32 000 kilomètres de routes du réseau. Ces équipements procèdent à l'épandage de sel et d'abrasifs, au déglaçage ou au retrait de la neige au besoin.

Le MTQ vous recommande fortement de consulter le site Québec 511 avant de prendre la route afin de vous assurer que votre itinéraire est sécuritaire. 

Les gens qui doivent rendre à l'aéroport Montréal-Trudeau, pour prendre un vol ou accueillir quelqu'un, ont tout intérêt à vérifier l'horaire des vols. Plusieurs dizaines de vols sont annulés en partance de Montréal et plusieurs autres sont retardés. Les vols qui doivent atterrir dans la métropole sont aussi grandement perturbés.

La situation est semblable à l'aéroport Jean-Lesage de Québec.

Si vous vouliez faire du ski ce week-end informez-vous avant de partir puisque certains centres de ski sont fermés en raison des conditions météorologiques. C'est le cas notamment du Mont Orford en Estrie ainsi que du Mont-St Bruno à St-Bruno de Montarville.

Avec la collaboration d'Andrée-Anne Barbeau, journaliste Bell Média

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