La FAE exige un dépistage accéléré de la COVID-19 dans les écoles

élèves école

La Fédération autonome de l'enseignement s'adressera à la Cour supérieure pour s'assurer que Québec instaure un mécanisme de dépistage accéléré dans le réseau scolaire. Une mise en demeure a été acheminée au ministre de la Santé, Christian Dubé, vendredi et celui-ci avait jusqu'à hier soir pour y répondre, ce qui n'a pas été fait.​

 

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE), qui regroupe 49 000 professeurs, affirme ne pas avoir obtenu la preuve que ce plan de dépistage accéléré existe. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, avait pourtant promis le 10 août dernier de le mettre en place. La FAE a aussi envoyé une mise en demeure au gouvernement pour obtenir tous les détails du plan sanitaire relatif au retour à l'école.

Plusieurs cas de COVID-19, chez le personnel et les élèves de différentes écoles, ont été enregistrés depuis la rentrée, notamment à la polyvalente Deux-Montagnes et à l'école l'Odyssée-des-Jeunes de Laval. Le syndicat n'est pas étonné, alors que les règles comme les bulles-classes ou le port du masque dans les aires communes sont difficiles à faire respecter. La FAE ne croyait toutefois pas qu'il y aurait autant de cas aussi rapidement, sur autant de territoire.

« Huit profs sur 10 nous ont dit qu'ils pouvaient faire respecter la distanciation physique soit à l'occasion ou carrément pas du tout, c'est difficile, il faut comprendre que les classes et les écoles sont bondées. [...] On apprend que la CNESST va envoyer 1000 inspecteurs dans les établissements scolaires pour s'assurer que les règles sont respectées. Ça veut donc dire que le gouvernement lui-même est inquiet de la situation, d'où l'importance de la mise en place d'un mécanisme accéléré de dépistage. »

- Sylvain Mallette, président de la FAE

La FAE craint que cette situation ne prive les enfants de l'éducation à laquelle ils ont droit, alors que les enseignants infectés ne pourront pas toujours être remplacés en raison de la pénurie de personnel qui dure depuis des années.

Le président estime que le gouvernement peut éviter le recours judiciaire en fournissant les informations demandées.

«Je vais vous donner un exemple. Le gouvernement annonce que la quarantaine passe de 14 à 10 jours, alors qu'on observe une augmentation du nombre de mises en quarantaine. Il y a possiblement des études, des analyses, des avis. Ce sont des données dont on a besoin pour qu'on puisse nous même rassurer nos membres et les élèves. Quand les élèves rentrent dans l'école, c'est comme si on accueillait toute leur famille. C'est important de les rassurer. »

- Sylvain Mallette, président de la FAE

Il faut savoir qu'aucun montant n'est associé à cette mise en demeure, alors que le syndicat n'est pas dans une logique de dommages et intérêts, mais plutôt dans une approche de santé et sécurité au travail, d'où la demande d'informations.

De son côté, la Santé publique disait justement lundi craindre une multiplication des cas de COVID-19 avec la rentrée scolaire. Il faut savoir que les jeunes de 10 à 19 ans représentent actuellement 11% des cas confirmés, soit deux fois plus qu'au printemps dernier (4.6%).

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