La grogne s'intensifie face au projet d'usine de Champag à Saint-Roch

Facebook Stoppons l'usine de Champag-Un groupe de citoyens ne veut pas de la venue de cette usine au sein de la municipalité

Le groupe de citoyens opposé à la venue d'une usine de substrat de Champag accentue son action à Saint-Roch-de-Richelieu. Après une pétition qui réunit 1660 signatures, le collectif «Stoppons l'usine de Champag à Saint-Roch-de-Richelieu» continue de recueillir des appuis de villes environnantes pour des considérations environnementales et d'augmentation du trafic de camions lourds. 

La nouvelle usine visée serait située au 909 Côte Saint-Jean et l'entreprise défend l'existence de cette usine par son caractère «agricole» plutôt qu'industriel devant les tribunaux, c'est ce qui constitue la pomme de discorde entre les citoyens opposés, la municipalité et Champag. 

La cause a été portée devant les tribunaux,  la Cour supérieure a d'abord donné raison à la Ville de St-Roch-de-Richelieu  mais la décision a ensuite été renversée en Cour d’appel en faveur de Champag

La croisade judiciaire pourrait maintenant se poursuivre en Cour suprême du Canada par la Ville qui a déjà investi plus de 200 000$ dans cette saga. 

Selon son promoteur, l'usine évalué à 28 millions de dollars à Saint-Roch-de-Richelieu pourrait créer produire le substrat qui permet que les champignons poussent, elle créerait 25 emplois.  

Selon le directeur Agnesh Marsonia, ce site est le meilleur en raison de sa proximité avec l'autoroute 30 et celui-ci rappelle que différentes études seront faites quant à la circulation et les odeurs pour obtenir l'acceptabilité sociale avant toute démarche d'implantation.

Les odeurs nauséabondes, le trafic de camions que cela pourrait générer et la contamination de la nappe phréatique et de la rivière Richelieu sont autant de considérants que fait valoir le groupe, qui n'entend pas en rester aux voies judiciaires pour se faire entendre. 

On veut aussi une construction loin des maisons puisque le projet serait près du périmètre résidentiel à moins de 450 mètres.

Le porte-parole du collectif Patrick Ney explique que plusieurs autres recours sont envisagés pour bloquer le projet à Saint-Roch-de-Richelieu.

Patrick Ney croit que l'entreprise devrait tout simplement se tourner vers une autre municipalité pour concrétiser son projet.

«Nous avons 1660 pétitionnaires, des commerces donnent leur appui tout comme plusieurs villes comme Saint-Ours, Sorel-Tracy nous appuient. Les délais sont relativement longs pour être entendu en Cour suprême mais nous poursuivons nos démarches de notre côté. Nous allons demander au gouvernement un BAPE (Bureau d'audiences publiques) sur ce projet et demanderons à la Commission de la protection agricole de ne pas accorder les autorisations puisque ce ne sont pas des activités agricoles mais industrielles en raison du nombre de camions et de la nature des activités. Les odeurs nauséabondes pourraient même se transporter à Lanoraie de l'autre côté du Fleuve, ca fonctionnera 365 jours par année. Il faut penser à une possible contamination de la nappe phréatique et même de la rivière Richelieu».  

Patrick Ney, porte-parole Stoppons l'usine de Champag à Saint-Roch-de-Richelieu

Une campagne avec de multiples panneaux est aussi bien visible au sein de la municipalité.  

Dans les dernières semaines,  MRC Pierre-de-Saurel a appuyé la croisade des citoyens tout comme de nouvelles municipalités qui refusent sa venue.

 

 

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