La nouvelle directrice de la DPJ préoccupée par la hausse des cas depuis octobre

DPJ - Enfant triste autre - I Stock Wavebreakmedia

La nouvelle directrice de la DPJ de la Montérégie Marie-Josée Audette a du pain sur la planche depuis son entrée en poste le 15 février alors que les enjeux sont nombreux, notamment la pénurie de main-d'œuvre et la hausse des signalements.

Marie-Josée Audette a succédé à Josée Morneau, qui était en poste depuis mai 2017 et qui prend sa retraite. 

Mme Audette est détentrice d’une maîtrise en criminologie et travaille depuis 30 ans à divers postes dans le réseau de la santé, ce qui lui confère une connaissance intime du milieu.

Or, depuis octobre 2020, il y a une hausse importante des signalements de maltraitance en Montérégie malgré la pandémie après un ralentissement en mars 2020 et lors de la première moitié de l'année de 2020. 

Un enjeu qui préoccupe Marie-Josée Audette comme la rétention du personnel et qui n'hésitera pas à user de créativité pour résoudre ces enjeux, malgré les restrictions imposées par la pandémie.

«Le bien-être des jeunes est un enjeu qui me préoccupe grandement depuis toujours.  Il y a eu un ralentissement des signalements en avril-mai-juin en lien avec l'arrêt scolaire. Par contre, nous avons remarqué une augmentation importante des signalements depuis octobre, pas quantifiée pour l'instant, mais c'est préoccupant. Il faut vraiment s'adapter avec créativité à la réalité de la pandémie. L'aspect virtuel a été introduit, mais nous continuons d'aller dans les familles et de maintenir le contact.  Au même moment, la pénurie de personnel sévit. Il faut traiter les situations le plus rapidement possible, mais en étant créatif pour recruter et pour intervenir»

Marie-Josée Audette, directrice de la DPJ de la Montérégie.  

Pénurie importante de personnel

À son arrivée, Mme Audette a aussi pu constater qu'il fallait innover pour recruter du personnel qualifié, mais surtout, le retenir et l'encadrer pour ne pas qu'il quitte vers d'autres secteurs jeunesse.

À la Direction de la protection de la jeunesse, il manquerait entre 50 et 75 intervenants, mais toutes les options sont privilégiées pour remédier à la situation

«Spontanément, il faudrait des dizaines intervenants, nous sommes en pénurie de plusieurs professionnels en éducation spécialisée pour travailler en centre de réadaptation, c'est un important enjeu. Nous sommes cependant très actifs à cet égard auprès des maisons d'enseignement, des médias sociaux et l'objectif est que chaque nouvel arrivant soit très très bien accompagné avec du support et des conseils et qu'il reste. Il faut que les gens qui travaillent en protection de la jeunesse soient confortés dans leur choix. » 

Marie-Josée Audette, directrice de la DPJ de la Montérégie

L'autre enjeu important de la nouvelle directrice est celui du dépôt du rapport de la Commission Laurent sur la qualité des services à la jeunesse, à la fin avril.  Déjà, Mme Audette assure que beaucoup de travail préparatoire est fait en Montérégie.

«Nous sommes en mode préparatoire. Dans nos cartons, il est clair que la protection des enfants est une responsabilité collective et il faut trouver une façons que les intervenants se parlent. Il faut vraiment prendre un virage et former un cercle de vigilance, que tout le milieu soit mobilisé pour que l'on ait une jeunesse en santé et intervenir le plus rapidement dans les situations problématiques. Chaque personne, chaque milieu a un rôle à jouer et c'est ce principe qu'il faut bien implanter et développer, c'est un objectif important que je me fixe»

Marie-Josée Audette, directrice de la DPJ de la Montérégie

CISSS Montérégie-Est-Marie-Josée Audette sera directrice de la protection de la jeunesse en Montérégie

CISSS Montérégie-Est-Marie-Josée Audette sera directrice de la protection de la jeunesse en Montérégie

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