Le défi de combattre l'obésité après le confinement lié à la COVID-19

obésité

La COVID 19 a amené plus de personnes à être sédentaires au Québec et la Coalition Poids ramène l'enjeu de l'obésité dans la sphère publique. Avec le confinement et la fermeture prolongée des infrastructures sportives, certaines personnes peuvent développer certains problèmes de santé.

La Coalition estime que plus de 4 millions d’adultes québécois présentent un surpoids, dont 1,7 million sont considérés comme en situation d'obésité.

Certaines personnes développent du diabète, des problèmes cardiovasculaires et parfois même du cancer, ce qui génèrent autant des coûts sociaux que des coûts pour le système de santé.

En Montérégie, 1 adulte sur 5 de 50 à 64 ans est dans cette situation et on estime que la pandémie a pu accentuer cette tendance: certains citoyens délaissaient le gym alors que d'autres, carrément négligeaient de simplement marcher ou faire 1 heure d'activité physique chaque jour.

Évidemment, le manque d'exercice est pointé du doigt mais aussi la malbouffe ou la mauvaise alimentation.

Selon Corinne Voyer, directrice de la Coalition, les gouvernements ont un responsabilité face à cet enjeu, advenant une deuxième vague. 

«La problématique du surpoids touche 60% de la population adulte au Québec et c'est lié à plein de maladies. En début de pandémie, en Montérégie notamment, 44% de la population a réduit son temps actif en raison des mesures d'urgence. Cet été, les jeunes étaient très sédentaires avant la rentrée. C'est très préoccupant. Pour plusieurs personnes, elles n'ont pas repris leur cadence et fréquence d'exercice et c'est là où cela devient inquiétant. Au niveau de l'alimentation, nous croyons qu'il y a une façon de présenter les aliments sains en épicerie, de valoriser ces aliments. Il faut donc faire des campagnes sur l'activité physique et axer sur ses bienfaits physiques mais aussi cognitifs de bouger et être actif»

Corinne Voyer, directrice Coalition Poids 

Et il faudra nécessairement des investissements dans la prévention des maladies chroniques liées à l'obésité. Selon Corinne Voyer, il faut mettre davantage l'emphase sur la prévention de l'obséité dans les politiques publiques et investissements.

«En ce moment, 20 millions de dollars sont déployés en prévention mais on touche à l'alimentation et aussi, au logement, c'est large comme investissement public. L'obsésité est l'enfant pauvre en santé. Il faudrait que 5 à 6% du ministère de la Santé aille aux saines habitudes et à la santé. L'obésité coûte 3 milliards par année en médication, absentéisme et hospitalisation. Il faudra être innovant: redonner l'espace public pour que les gens fassent du vélo, faire des activités de groupe en visioconférence ou pour les aînés et uniformiser les programmes. Et il faudra être proactif pour présenter l'information sur l'apport nutritif des aliments. C'est un volet que certaines peronnes négligent parfois»

Corinne Voyer, directrice Coalition Poids

 

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