Le déversement d'eaux usées terminé en 38h30 à Saint-Jean-sur-Richelieu

La station d'épuration de Saint-Jean-sur-Richelieu dessert 90 000 citoyens.

Voilà une bonne nouvelle à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le déversement d'eaux usées dans la rivière Richelieu s'est terminé une journée plus tôt que prévu.

 

La station d'épuration, à l'arrêt complet depuis mardi matin, est de nouveau en service depuis 22h30 mercredi soir. Les rejets d'eaux usées dans la rivière n'auront finalement duré qu'un total de 38h30 au lieu des 72 heures initialement prévues.

Au final, ce sont 108 000 mètres cubes d'eaux usées qui ont été déversés au lieu des 150 000 mètres cubes prévus initialement par la Ville.

Les travaux majeurs d'un million de dollars à faire à la station d'épuration ont avancé beaucoup plus rapidement qu'anticipé. La Ville devait faire installer un troisième canal de dégrillage pour filtrer les déchets de ces eaux usées, en plus de modifier le trop-plein à l'entrée de la station d'épuration.

On peut attribuer le tout à la bonne planification du chantier, selon le porte-parole de la Ville, Sylvain Latour, qui ajoute que des surverses de cette ampleur sont exceptionnelles.

« Les travaux ont été planifiés depuis plusieurs, plusieurs mois. On avait une fenêtre d'opportunité qui faisait que peut-être, on pouvait penser que les travaux seraient de plus courte durée et ç'a été effectivement le cas. Ces travaux majeurs s'imposaient, on les a faits. Les autres opérations de surverses ou de débordement peuvent se faire durant l'été lorsqu'il y a des pluies abondantes, mais il n'y a pas de travaux de cette ampleur-là qui sont prévus prochainement. »

- Sylvain Latour, coordonnateur consultation publique et amélioration continue à la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

Le chantier est toutefois toujours en cours au poste de pompage Industriel, hôte de travaux d'entretien. Celui-ci demeure donc à l'arrêt jusqu'à vendredi matin.

 

Pas d'analyse environnementale

On ignore exactement quels sont les impacts de ces rejets. La Ville ne fera pas d'analyse environnementale des impacts réels de ces surverses sur la rivière Richelieu et son écosystème. Toutefois, il faut savoir qu'un inspecteur du ministère de l'Environement visite le chantier chaque jour.

De plus, le chef de la division assainissement des eaux à la Ville, Sébastien Marquis, doit remettre un rapport du volume d'eau déversé à chaque point de surverse d'ici la semaine prochaine au ministère et à Environnement Canada. Il procèdera aussi, pour quelques jours, à une analyse quotidienne de la qualité des eaux brutes qui rentrent à la station d'épuration pour voir si tout est en ordre.

Le Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR) ne cache pas qu'il y aura nécessairement des impacts sur la faune aquatique et tentera de documenter le tout, même s'il n'est pas équipé pour prendre des données hydriques. L'organisme ne peut que saluer la rapidité d'exécution des travaux.

« Il ne faut quand même pas oublier que la Ville a coordonné quatre travaux qui auraient pu être le résultat de trois déversements supplémentaires à ce qui s'est fait, alors ils ont tout coordonné ça ensemble. C'est bien évident que le fait que les travaux aient duré moins longtemps est un aspect positif. De notre côté, avec nos contacts, on va essayer d'avoir de l'information [sur les impacts]. »

- Sylvain Lapointe, directeur des communications et partenariats au COVABAR

- Avec la collaboration de Jean-François Desaulniers, journaliste Bell Média Montérégie.

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