«Le droit de vivre en français» inscrit à la Charte des droits

Minister Simon Jolin-Barrette speaks at a news conference Thursday, March 28, 2019 at the legislature in Quebec City. (THE CANADIAN PRESS-Jacques Boissinot)

Le gouvernement Legault tient tellement au français comme langue officielle du Québec qu'il veut l'inscrire dans Loi constitutionnelle de 1867. Le ministre Simon Jolin-Barrette a présenté ce matin son imposante réforme de la loi 101. 

"Le français sera toujours vulnérable à cause de la situation du Québec en Amérique du Nord et dans ce sens-là, chaque génération qui passe a la responsabilité de la survie de notre langue."- François Legault, premier ministre du Québec.

La loi 96 prévoit plusieurs mesures pour renforcer le fait français en Amérique du Nord en gelant le nombre de places disponibles pour l'enseignement en anglais au Cégep à 17,5%. Les établissements de langue anglaise devront prioriser les étudiants anglophones.

Les PME de 25 employés et plus devront également se conformer à la loi 101. Les entreprises ne pourront exiger la connaissance d'une autre langue que le français pour l'obtention d'un poste ou d'une promotion à moins que ce ne soit absolument nécessaire. 

Par sa réforme, Québec souhaite aussi remettre en priorité l'usage du français dans les commerces et en affaires.

"Désormais on va permettre de faire une plainte à l'OQLF,  que l'OQLF puisse accompagner l'entreprise pour amener un changement à l'intérieur de l'entreprise pour faire en sorte que désormais on puisse servir et informer les consommateurs québécois en français." Simon Jolin-Barrette, ministre responsable.

La Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français renforcit également l'usage de la langue de Molière dans les palais de justice. L'appareil public au complet devra démontrer un usage « exemplaire et exclusif » du français sauf pour certaines exceptions a indiqué le ministre Jolin-Barrette. 

La loi 96 permet également au gouvernement Legault d'inscrire le «droit de vivre en français» dans la Constitution de 1867 et la Charte québécoise des droits et libertés.

La réforme prévoit aussi entre autres:

- La création d'un ministère de la Langue française 

- Un guichet unique pour la francisation des immigrants

- L'abolition du Conseil supérieur de la langue française au profit d'un commissaire dédié à la langue française

Par ces mesures, Québec estime avoir les mécasnismes nécessaires pour récolter des données permettant de suivre l'amélioration de la situation du français dans la province, en lien avec son projet de loi.

Avec la collaboration de Caroline Dumont, journaliste Noovo Info.

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