Le projet Optilab à St-Bruno génère bien des craintes à l'APTS

Optilab

Les travailleurs de l'APTS en Montérégie ont plusieurs craintes en lien avec le projet Optilab qui regroupera en un même centre les analyses des prélèvements de la Montérégie.  

La centralisation des expertises de laboratoires médicaux en Montérégie verra le jour d'ici trois ans à Saint-Bruno, où sera érigé le futur laboratoire serveur de la Montérégie.

À terme, plus de 400 travailleurs de laboratoire de 8 laboratoires seront transférés vers ce centre, qui sera situé dans le Parc d'affaires Gerard-Filion.  

Dans un missive, le CISSS Montérégie-Centre écrit qu'il «a informé le personnel travaillant dans ses laboratoires, les représentants syndicaux et le personnel qu'un jalon important vient d'être franchi avec une promesse d'achat d'un terrain présentée par la CISSS».

La conseillère-cadre aux communications du CISSS Montérégie-Centre Martine Lesage indique que le personnel est informé en toute transparence tout au long du processus.

De plus, la délocalisation de certains employés se fera d'abord par attrition et les modalités «seront convenues avec les parties prenantes «deux ans» avant le transfert».

Des craintes et de l'éloignement pour plusieurs travailleurs?

Pour le syndicat APTS et le porte-parole national pour la Montérégie, Daniel Dubé, il y a un manque de communication depuis le début de l'annonce du projet, non seulement avec le CISSS mais aussi avec le gouvernement.  

Selon le syndicat, au printemps, la ministre Danielle McCann s'est engagée à changer les façon de faire dans le dossier de centralisation des laboratoires «invoquant un Optilab 2.0».

«Nous avons des gens de Saint-Jean-sur-Richelieu, de Valleyfield, de Sorel-Tracy et d'ailleurs qui feront beaucoup de kilométrage pour rendre les services.  Ce projet est très compliqué pour la Montérégie puisque le territoire est vaste. À notre avis, il n'y a pas d'économie réelle: ca allongera le temps de transfert des analyses, avec le trafic. J'espère que nos membres seront mis à contribution pour le volet technique et pour l'organisation du travail: ce que nous vivons, c'est de se faire placer devant le fait accompli et il faut être plus consulté!»

Finalement, l'APTS exige du gouvernement un plan de gestion de changement et que le syndicat soit informé mensuellement sur l'avancement du projet.

 

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