Les intervenantes en petite enfance manifestent pour de meilleurs salaires

Les intervenantes en petite enfance associées à la FIPEQ ont manifesté ce matin devant les bureaux du Conseil du trésor, à La Prairie, en Montérégie.

Les moyens de pression des responsables de services de garde en milieu familial pourraient s'accentuer, alors qu'elles en sont déjà à leur sixième semaine de débrayage. Elles ont d'ailleurs manifesté en ce vendredi matin pour faire connaître leur mécontentement au gouvernement.

 

Les intervenantes de services de garde en milieu familial ont élevé la pression d'un cran en manifestant ce matin à La Prairie, en Montérégie.

Pancartes en main, elles se sont rendues devant les bureaux du président du Conseil du trésor, Christian Dubé, pour demander des salaires décents. Elles gagnent actuellement 12,42 $ de l'heure et demandent une rémunération équivalente de 16,75 $ de l'heure.

Le syndicat juge que les offres salariales gouvernementales de 12,48 $ de l'heure sont dégradantes, alors que ça représente un maigre 6 cents d'augmentation, soit 0,5 %.

« Tant mieux si on a une entente de principe, tout ce qu'on veut, c'est ça. C'est mettre de la pression pour que le Conseil du trésor donne des mandats clairs au niveau financier pour reconnaître le travail de ces femmes-là. »

- Valérie Grenon, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ)

Rappelons qu'en parallèle de cette manifestation, les 10 000 syndiquées à travers la province ouvraient leurs portes 1h30 plus tard ce matin, dans le cadre de leur grève évolutive qui touche plus de 60 000 familles chaque vendredi. Si rien ne bouge, ce sera 1h45 plus tard vendredi prochain, puis 2h le vendredi suivant. Elles ont aussi en main une demi-journée et une journée complète de grève à déployer au moment opportun.

Augmentation des moyens de pression?

Les moyens de pression des responsables de services de garde en milieu familial pourraient s'accentuer.

Elles voteront sur d'autres mesures plus importantes ce dimanche en assemblée, à moins qu'une entente de principe ne soit conclue demain lors d'une dernière rencontre de négociation.

La date du 8 mars a été choisie symboliquement pour cette rencontre, alors que c'est la Journée internationale des droits des femmes et que 99 % des RSE sont des femmes.

Infolettre Boom

Abonnez-vous à nos infolettres

Pour ne rien manquer de nos concours et promotions !