Les négociations piétinent chez les professionels de l'APTS Montérégie

infirmières

Alors que la Fédération interprofessionnelle de la santé vient tout juste de rejetter l'entente de principe sectorielle du gouvernement, les négociations sont aussi dans un cul-de-sac pour les  professionnels de la l'Alliance du personnel professionnel technique de la santé et des services sociaux de la Montérégie.

Sur l'aspect salarial, la FIQ et l'APTS font front commun pour l'obtention de 12,4% sur 3 ans.  Quatre grands thèmes sont discutés à la table centrale : les salaires, la retraite, les droits parentaux et les disparités régionales.

Le 20 novembre, ils avaient manifesté devant les bureaux de députés et ministres de la CAQ (notamment ceux de Christian Dubé dans La Prairie) pour exprimer entre autres la hausse de la détresse chez les employés.

Plusieurs milliers travaillent dans les centres jeunesse, en imagerie médicale, réadaptation, nutrition et au sein des services des services psychosociaux en Montérégie et ailleurs au Québec.

Les négociations pour le volet sectoriel portent sur la charge de travail et sur l'attractivité à la profession

La question de l'épuisement des professionnels est aussi au coeur de la négociation, surtout avec la pandémie qui accentue la pression sur les travailleurs.   

Andrée Poirier est présidente de l'Alliance du personnel professionel et technique de la santé. 

Selon elle, les différentes réformes en santé ont déjà faits des dommages considérables en santé et le gouvernement doit rendre ces professions attrayantes avec une tâche réaliste et des avantages tangibles pour y rester.

«Il est plus que temps que nous sauvions le réseau de la santé de sa démolition. Il y a eu plusieurs réformes et elles ont fait un tort immense à notre réseau qui est fragilisé. S'il n'y pas de mesures structurantes pour attirer et garder les professionnels,  que la pondération des charges soit acceptable, nous ne serons pas en mesure de garder longtemps ces professionnels. Certains ont déjà quitté: il faut envoyer dès maintenant un message d'espoir et de reconnaissance aux professionnels»

Andrée Poirier, présidente nationale APTS

Selon elle, la surcharge de travail n'est pas une problématique nouvelle mais la pandémie accentue les départs pour maladies ou pour se réorienter.  

«La détresse est très grande: nos gens sont à bout et ils n'ont plus de sentiment d'appartenance au réseau public. Il faut leur redonner le goût d'y travailler. Des gens sont partie en maladie, d'autres sont en surcharge de travail alors que d'autres bifurquent et changent de profession. Il faut  que le gouvernement écoute la détresse et les besoins de nos membres»

Andrée Poirier, présidente nationale APTS

 

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