Les policiers de Saint-Jean surveillent le cellulaire au volant en autobus

Les policiers de Saint-Jean-sur-Richelieu ont observé le comportement des automobilistes à bord d'un autobus scolaire.

Avis aux automobilistes qui utilisent encore leur cellulaire au volant. Tous les corps policiers du Québec vous ont particulièrement à l'oeil depuis ce matin dans le cadre de l'opération nationale concertée Distraction. Et déjà, les résultats sur le terrain sont probants.

 

La campagne sous le thème Si vous conduisez, laissez votre cellulaire de côté! est en cours jusqu'au 26 septembre.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, les policiers ont mis les bouchées doubles pour pincer les contrevenants. Ils patrouillent les grandes artères, comme les boulevards du Séminaire et Saint-Luc, à bord d'un autobus scolaire afin d'avoir une meilleure vue des automobilistes dans leurs véhicules.

Le sergent Jérémie Levesque nous explique comment ils s'y prennent.

« On a deux opérateurs à bord de l'autobus qui détectent les conducteurs fautifs et on a trois intercepteurs qui sont à bord d'un véhicule [de patrouille] qui font ensuite toutes les interceptions pour les textos et les cellulaires au volant. »

- Jérémie Levesque, sergent du Service de police de St-Jean-sur-Richelieu

Les policiers de Saint-Jean à bord de l'autobus observaient des conducteurs fautifs et les signalaient aux patrouilleurs sur la route.

Audrey Folliot, Bell Média. Les policiers à bord de l'autobus observaient des conducteurs fautifs et les signalaient aux patrouilleurs sur la route.

Les opérateurs à bord prennent des photos des contrevenants et les autopatrouilles sont aussi équipées de caméras.

L'opération pour contrer le cellulaire au volant a porté fruits. Au total, 46 infractions ont été constatées vendredi, dont 38 pour cellulaire au volant en quelques heures à Saint-Jean-sur-Richelieu

Les policiers ont aussi remarqué toutes sortes d'autres comportements qui peuvent distraire. Plusieurs personnes mangeaient, une dame signait un chèque en conduisant et une passagère faisait lire un document papier au conducteur à ses côtés.

Des constats en baisse

Les policiers de Saint-Jean avaient déjà loué et emprunté des camions de type « pick-up » pour réaliser une opération semblable, mais c'est une première avec un autobus. Les agents sont évidemment attentifs aux distractions au quotidien lors de leurs patrouilles.

Heureusement, ce type d'intervention semble fonctionner à Saint-Jean. Le nombre de constats d'infraction distribués en lien avec le cellulaire a beaucoup diminué depuis 2012-2013, où environ 1000 constats par an étaient distribués.

En 2016, il y a eu 654, puis 395 constats donnés en 2017, et enfin 435 émis pour 2018.

Le sergent Levesque estime que la baisse est notamment due à toute la prévention faite sur le sujet et au genre d'opération tenue aujourd'hui.

« On ose souhaiter que ce soit parce que les gens ont compris le message étant donné que les amendes sont rendues assez salées et que c'est vraiment dangereux. Par contre, auparavant, on donnait plus de 1000 contraventions par année pour le téléphone. La raison est que les gens parlaient tout simplement en tenant le téléphone à l'oreille, alors qu'aujourd'hui, les gens sont plus portés à texter sur leurs cuisses, près du volant, donc c'est plus difficile pour les policiers de détecter le téléphone qui est en main. »

- Jérémie Levesque, sergent du Service de police de St-Jean-sur-Richelieu

Un de seuls moments où l'utilisation du téléphone est permise, c'est en mode GPS sur un socle fixe.

Si vous êtes pris à parler au cellulaire au volant, à texter ou tout simplement à le tenir en main, vous recevrez une amende totale de 484 $ et 5 points d’inaptitude. Pour les récidivistes à l'intérieur de deux ans, l'amende est doublée et le permis de conduire pourrait éventuellement être suspendu après plusieurs récidives.

Un message clair

Le sergent Jérémie Levesque rappelle que les distractions au volant ont été la cause principale de 10 % des collisions mortelles en 2018 au Québec, devançant la vitesse ainsi que la conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool ou la drogue. En province, les policiers émettent annuellement, en moyenne, plus de 5 700 constats pour le cellulaire au volant.

« On veut que le message soit clair. C'est dangereux de texter au volant, de parler au téléphone cellulaire au volant. Les gens perdent de vue la route, mais aussi perdent la concentration sur leurs gestes, sur leurs mouvements de coordination. »

- Jérémie Levesque, sergent du Service de police de St-Jean-sur-Richelieu

La SAAQ a aussi lancé une campagne de prévention parallèlement à celle-ci. Diverses publicités de la campagne Cell ou volant. Choisis. circulent jusqu'au 6 octobre. Des outils existent aussi pour réduire la distraction au volant.

Infolettre Boom

Abonnez-vous à nos infolettres