Les travailleurs du secteur public lancent un cri d'alarme à François Legault

Manifestation du secteur public près de l'Assemblée nationale à Québec.

Les syndiqués du secteur public sont au bout du rouleau et veulent plus que des mercis du gouvernement Legault dans la lutte à la COVID-19. Les représentants d'un demi-million de travailleurs ont sonné l'alarme, ce matin, en manifestant à Montréal et Québec.

Les actions concertées de 8 syndicats dont la CSN, CSQ, la FIQ et la FTQ se sont déroulées simultanément à la sortie du pont Jacques-Cartier sur la Métropole et à l'Assemblée nationale à Québec. Des travailleurs se sont présentés avec un immense drapeau sur lequel on pouvait lire "On sonne l'alarme pour les services publics".

Les syndiqués veulent d'importantes améliorations dans leurs condictions de travail particulièrement en éducation et en santé. Ils dénoncent le manque d'ouverture de Québec alors que plusieurs conventions collectives sont échues depuis le 31 mars dernier.

« Les travailleurs de l'État en ont plein leur casque de travailler dans des conditions qui ne permettent pas d'avoir des services publics à la hauteur de ce que devrait s'attendre la population du Québec.» - Andrée Poirier, présidente de l'Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé (APTS) 

 

La crise sanitaire a remis au premier plan l'importance du réseau public selon le regroupement de syndicats. Or, l'écart salarial se creuse dans plusieurs métiers avec les travailleurs du secteur privé. La surcharge de travail est également décriée par les travailleurs en contexte de pénurie : «On a beau vouloir offrir des services, mais pour avoir de la main-d'oeuvre il faut avoir des conditions pour attirer les gens dans le secteur public. Nous sommes 8 syndicats à demander des investissements dans le secteur public, ce matin,» ajoute Mme Poirier. 

On compte déjà plusieurs bris de services dans les hôpitaux du Québec notamment en santé mentale en raison du délestage pour lutter contre la COVID-19 dans les hôpitaux.

Les négociations dans le secteur public sont au beau fixe depuis l'éclatement de la pandémie en mars selon le regroupement.

Par ailleurs, les 76 000 membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ont rejeté, lundi, l'entente de principe conclue avec Québec en fin de semaine. Les gains pour les travailleurs n'étaient pas assez importants selon le syndicat.

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