Masque officiellement obligatoire pour prendre les transports en commun

Des employés du Réseau de transport de Longueuil ont distribué des masques dimanche.

Il n'y aura plus de passe-droit à compter d'aujourd'hui pour qui ne porteront pas le masque dans les transports en commun, traversiers, taxis et limousines partout au Québec. La mesure est entrée en vigueur le 13 juillet dernier, mais une période de grâce de deux semaines avait été décrétée pour permettre à la population de s'adapter à cette nouvelle réalité.

 

Il faut toutefois comprendre que cette obligation du port du masque pour les 12 ans et plus est difficile à faire respecter pour les sociétés de transport, qui continueront surtout de miser sur la sensibilisation et l'information.

À la Société de transport de Montréal (STM), on nous dit que le réseau est trop vaste - 68 stations de métro, des centaines d'édicules et plus de 1200 autobus en circulation en pointe - pour interdire l'accès aux installations et véhicules. Par contre, les agents de station et inspecteurs seront bien présents et auront des masques à donner à ceux qui n'en auraient pas.

Des messages audio préenregistrés peuvent également être diffusés sur demande dans le bus en cas de non-respect et des messages sont diffusés régulièrement dans le métro et sur la girouette des bus.

Par courriel, la STM indique que ces mesures portent fruit alors qu'en date du 22 juillet, elle a observé que 95 % de la clientèle portait un couvre-visage contre 86 % lors de la première semaine et de 60 % avant l'obligation.

« Nous visons à tout mettre en place pour faciliter le respect du décret par nos clients, mais la STM n'adoptera pas une approche coercitive pour son application. La forte augmentation de port du couvre-visage observée dans les dernières semaines tend à confirmer que cette stratégie fonctionne.Quelque 212 000 masques ont ainsi été distribués au cours des deux dernières semaines et il y en aura d'autres à la rentrée. »

- Isabelle-Alice Tremblay, Affaires publiques de la STM

Les usagers qui ne portent pas de couvre-visage pourraient quand même se voir refuser l'accès à l'autobus, au métro ou à un taxi à compter d'aujourd'hui, à moins d'avoir une exemption pour une raison médicale. C'est ce qu'avait laissé entendre le gouvernement Legault, misant sur les chauffeurs pour jouer à « la police du masque », ce qu'ils refusent de faire. 

Même chose pour le RTL et exo

Cette même approche est également privilégiée par les plupart des transporteurs, qui nous ont répondu par courriel. C'est le cas d'exo.

 « Nos inspecteurs et superviseurs de réseau sillonneront le territoire afin d'assurer une présence en continu et de poursuivre leur travail de sensibilisation auprès de la clientèle. Ils auront à leur disposition des couvre-visages et des dépliants d'information qu'ils pourront offrir aux clients non assujettis aux exceptions afin de leur rappeler l'obligation du port du masque. »

- Catherine Maurice, porte-parole d'exo

De leur côté, les employés du Réseau de transport de Longueuil ont distribué 30 000 masques ce matin. En cas de refus ou d'incident lié au couvre-visage, les chauffeurs n'interviendront pas, mais « rapporteront rapidement l'incident aux superviseurs et policiers », selon la porte-parole Lucie Frenière. Un rapport d'infraction peut être rédigé et c'est le procureur qui sera chargé d'imposer l'amende.

Toutes les sociétés de transport indiquent que les gens se plient assez bien à l'exigence depuis son entrée en vigueur, le 13 juillet dernier.

Selon le décret gouvernemental, les sociétés de transport qui se feront prendre à laisser entrer des gens sans couvre-visage s'exposent à des amendes de 400 à 6000$, comme c'est le cas pour les propriétaires de lieux publics fermés, où le masque est obligatoire depuis le 18 juillet.  On ignore toutefois qui sera responsable de distribuer ces constats.

Infolettres Boom 104.1 - 106.5

Contenu en rafale, promotions exclusives, concours et bien plus encore !