Moins de suicides en Montérégie mais plus d'hospitalisations

suicide

La Montérégie est l'une des trois régions où le taux de suicide est parmi les plus bas au Québec. Par contre, à la grandeur du Québec, encore trois personnes par jour s'enlevaient la vie en 2017 selon l'Institut national de santé publique du Québec.  

La Montérégie fait d'ailleurs partie des 3 régions où le taux de suicide est le plus bas en 2017: 5,9 femmes par 100 000 habitants et 17,1 hommes par 100 000 habitants.

Le taux brut, pour les 2 sexes confondus était de 10,6 par 100 000 habitants, un chiffre nettement plus bas que la moyenne nationale. 

En 2017, au Québec, c'est un total de 1045 personnes qui se sont enlevé la vie au Québec, dont 75 % sont des hommes. 

Ces données arrivent en plein coeur de la Semaine nationale de prévention du suicide du 2 au 8 février

Le taux brut de suicide, par 100 000 habitants était en baisse en 2017 au Québec: 12,4 par 100 000 par rapport à  13,2 en 2016.

En revanche, près de 3900 personnes ont été hospitalisées pour une tentative de suicide en 2018 au Québec.

Une bonne nouvelle mais l'Association québécoise de prévention du suicide tente de comprendre pourquoi il y a tant d'hospitalisations après des tentatives alors que le taux général de suicide, lui, est en baisse en Montérégie. 

«Concrètement, c'est 149 décès par suicide en Montérégie en 2017 mais il y a une contradiction qu'on tente d'expliquer: celui du nombre d'hospitalisations qui est en hausse.  Nous avons discuté avec des psychiatres et il y a quelques hypothèses, il y aurait plus de gens qui font des tentatives et qui vont à l'urgence et qui font un suivi et veulent être traités. Il y aurait aussi une pression supplémentaire des parents qui se rendent à l'urgence avec leur jeune pour être traité et il y a une baisse des taux de suicide de moitié depuis le début des années 2000, selon nos données. Il semble qu'entre eux, les jeunes aussi sont plus collégiaux et reconnaissent les signes de détresse et font signe aux personnes concernées».

-Jérôme Gaudreault, directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide.

Les jeunes filles plus à risque de faire des «tentatives»

L'élément qui demeure encore plus préoccupant est la hausse des hospitalisations chez les adolescentes de 15 à 19 ans, un phénomène observable tant au Québec que dans la région.   

Les chercheurs s'appliquent d'ailleurs à identifier les causes de ce phénomène observé chez les jeunes femmes pour qu'un travail en amont soit fait et éviter d'autres cas. 

Certaines d'entres elles vivent des périodes de stress prolongées et d'autres problèmes connexes.

«Les gens sont beaucoup plus aptes à identifier les symptômes de stress dans le milieu familial ou scolaire. Il semble y avoir une augmentation des troubles  de santé mentale chez les jeunes, notamment chez les jeunes femmes, selon certaines études. Il faut travailler à trouver les causes et mieux intervenir.»

-Jérôme Gaudreault, directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide.

On peut obtenir de l'aide en contactant 1-866 APPELLE. 

Il est aussi possible de visiter le site suivant pour s'outiller face aux interventions à faire et comment aborder le sujet avec les jeunes et moins jeunes de son entourage.  

 

Semaine nationale de prévention du suicide