MONTÉRÉGIE: Des groupes demandent au gouvernement Legaut de prioriser le logement

Itinérance ISTOCK ARMAN ZHENIKEYEV

Le FRAPRU (Front d'action populaire en réaménagement urbain) et 3 autres collectifs en violence faite aux femmes et itinérance réclament du gouvernement Legault qu'il fasse du logement social un enjeu prioritaire à la rentrée automnale. En Montérégie, la situation est encore préoccupante alors que certains logements sont hors de prix ou que l'offre de logement social est insuffisante.

A Montréal, les campements temporaires se multiplient mais c'est surtout le prix en hausse des logements qui préoccupe, notamment dans plusieurs villes de la Montérégie comme Longueuil, Saint-Jean-sur-Richelieu ou Saint-Hyacinthe.

Les personnes assistées sociales et les femmes victimes de violence conjugale vivent aussi des difficultés à se reloger dans certaines villes avec la pandémie.

Qui plus est, les refuges pour itinérants ont peine à suffire à la tâche et dans certaines villes, des femmes qui avaient obtenu de l'aide temporaire après avoir vécu de la violence conjugale sont pratiquement à la rue. 

Le FRAPRU, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, le Collectif pour un Québec sans pauvreté et le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec sont clairs:  Québec doit prévoir dans sa mise à jour financière de l'automne des investissements supplémentaires pour financer  50 000 logements sociaux d'ici 2025

Selon le FRAPRU, l'entente sur la Stratégie nationale sur le logement d'Ottawa n'est toujours pas signée par Québec, la seule qui ne l'a pas fait encore. Une situation qui ne doit pas servir de prétexte pour le gouvernement du Québec pour ne pas développer des habitations à prix modique. .

«Depuis des mois, c'est le silence radio du gouvernement Legault: il n'a pas investi un sou depuis qu'il est au pouvoir, on espère que le gouvernement pourra réinvestir dans le logement social dans le programme Accès-Logis. Dans le défunt projet de loi 61, il n'y avait rien pour le logement social.  Les campements se multiplient un peu partout au Québec, les ressources en itinérance ou pour femmes sont débordées. Des gens vivent dans des roulottes. Il y a 23 500 locataires en Montérégie selon le recensement qui paient plus de la moitié de leurs revenus dans un logement, c'est trop!  On ne peut pas se cacher derrière l'entente avec le fédéral qui n'est pas signée pour ne pas bouger. Le gouvernement sait très bien que des ménages ont été appauvris par la pandémie, d'autres n'ont rien trouvé après le 1er juillet. »

Véronique Laflamme, porte-parole FRAPRU  

Une situation inquiétante en Montérégie

Pire encore: selon les données du SCHL, le nombre de logements subventionnés annuellement par Ottawa au Québec, a chuté de 24 % entre 2008 et 2018.

Selon Véronique Laflamme, il ne faut pas compter sur le marché privé et la spéculation immobilière, en pandémie, pour répondre aux besoins

Par ailleurs, certaines villes sont plus affectées que d'autres en Montérégie, notamment Saint-Hyacinthe.

«40 000 personnes attendent un logement en HLM au Québec, il faut donner un grand coup. Et ce n'est pas qu'à Montréal mais partout au Québec.  0,4% de taux d'inoccupation à Saint-Hyacinthe, 1,5% à Longueuil,  1,1% Beauharnois-Saint-Constant et le coût mensuel a explosé en moyenne de 10% à 15% en Montérégie. Il n'y a présentement aucun filet social en terme de logement et c'est inacceptable!» 

Véronique Laflamme, porte-parole FRAPRU  

iStock.com/KatarzynaBialasiewicz

 

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