MONTÉRÉGIE: Des policiers et acteurs au front mobilisés en pandémie

Homme en détresse

Alors que la pandémie a des effets inévitables et joue sur le moral de certaines personnes, le CISSS de la Montérégie-Centre, le Centre de crise et de prévention du suicide du Haut-Richelieu, l’Éclusier du Haut-Richelieu et le Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu s’unissent et lancent la campagne «On est là.»   

On veut atteindre les personnes plus vulnérables, qui vivent l'isolement, des soucis financiers et familiaux mais aussi des proches aidants épuisés et personnes qui côtoient les personnes ayant un trouble de santé mentale.

Un récent sondage de l'Ordre des psychologues faisait état de statistiques préoccupantes: 86% d'entre eux constatent une hausse de détresse chez leurs clients, 86% vivent une hausse de l'anxiété et de plus en plus de gens témoignent de comportements dépressifs de toutes sortes.

Myriam Lafond est directrice générale du Centre de crise et de prévention du suicide du Haut-Richelieu-Rouville. Selon elle, la mise en commun des forces vives du milieu est un plus pour toute la collectivité sur plusieurs plans.

«Provincialement, on parle d'une hausse de 20% des demandes d'aide et c'est ce qu'on remarque ici au Centre en terme d'augmentation. Il y a beaucoup d'anxiété, beaucoup d'isolement, des gens qui pensent qu'ils ne peuvent être aidés. La peur de l'inconnu amène les gens à se poser énormément de questions. C'est ce qui fait en sorte que nous nous regroupons et disons à la population qu'elle n'est pas seule et que chacun est outillé pour aider à sa façon. Nous avons un système téléphonique et de l'hébergement adapté aux mesures de la COVID-19: il ne faut jamais hésiter à nous contacter au 1-866-277-3553 ou le 450-348-6300 »

Myriam Lafond, directrice Centre de crise et de prévention et de prévention du suicide du Haut-Richelieu 

Et depuis l'été, les besoins en hébergement sont grands et sont en augmentation, un bon signe selon Myriam Lafond.

«Nous avons une demande importante pour l'hébergement et c'est bon signe. Depuis l'été, ca ne dérougit pas et ça se fait dans le plus grand respect des normes sanitaires du gouvernement»

Myriam Lafond, directrice Centre de crise et de prévention et de prévention du suicide du Haut-Richelieu  

Les policiers et L'Éclusier à l'écoute des besoins de la communauté

Les proches aussi vivent des situations difficiles.

Ils peuvent se sentir dépassés ou même coupables de ne pas savoir comment réagir face aux problèmes de santé mentale d’un membre de famille ou d’un ami.

Pour Isabelle Demers, directrice générale de l’Éclusier du Haut-Richelieu, un organisme qui vient en aide aux proches vivants avec un trouble de santé mentale, la clé c’est de ne pas hésiter à aller chercher de l’aide. On peut joindre l'organisme au 450-346-5252. 

Finalement, il est important que la population sache que les policiers sont également là pour intervenir lors de situations préoccupantes ou inquiétantes.

« Le Service de police croit en la mobilisation des principaux acteurs pour développer des actions concrètes afin de venir en aide directement aux gens qui souffrent »

Le directeur du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu  André Fortier. 

D'ailleurs, si vous vivez de la détresse, le CISSS Montérégie-Centre et la santé publique ont mis à la disposition des citoyens plusieurs outils pratiques pour les jeunes et moins jeunes.

En terminant, voici tout ce que vous devez savoir sur la situation de la COVID-19 en ce 9 novembre 2020.

 

 

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