MONTÉRÉGIE: L'un des plus bas taux d'inoccupation de logement au Québec

Construction logement  maison I Stock Kwangmoozaa

Le casse-tête du déménagement pose bien des problèmes à des Montérégiens qui sont à la recherche de logements abordables ou de logements de plus de 3 pièces et demi. Les offices municiopaux d'habitation travaillent à trouver des logements aux locataires mais ce n'est pas une mince tâche, à l'approche du 1er juillet.

Le bas taux d'inoccupation et le manque de logements sociaux en Montérégie préoccupent grandement le Front d'action populaire en réaménagement urbain

A la veille du 1er juillet, 350 ménages locataires sont toujours en recherche de logement, en Montérégie, en Outaouais, à Montréal, à Laval, en Estrie et dans la région de Québec

Le FRAPRU ne comprends pas que plusieurs grandes villes de la Montérégie comme Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Hyacinthe ou Brossard affichent un taux d'inoccupation supérieur à 2 % mais inférieur au seuil d'équilibre de 3 %. 

Dans la majorité des cas, on se situe sous le 2% de taux d'inoccupation, toujours selon les données de la Société canadienne d'hypothèque et de logement.

Malheureusement, la pandémie a eu des effets désastreux sur le portefeuille de bien des locataires qui pouvaient se permettre des logements plus onéreux.

À ce sujet, le FRAPRU demande au gouvernement de consentir des investissements supplémentaires dans son plan de relance économique post-pandémie pour le logement social. 

Devant l'urgence de se loger, il recommande à un ménage sans logis de joindre la Société d'habitation du Québec au 1-800-463-4315 ou de contacter la municipalité en cas d'urgence.

Véronique Laflamme est porte-parole du FRAPRU.

«Les données les plus récentes sont inquiétantes en Montérégie pour presque toutes les villes. Par exemple, à Longueuil, c'est 1,5% de taux d'inoccupation, 1,2% à Saint-Jean-sur-Richelieu et Saint-Hyacinthe figure parmi les plus bas taux au Québec avec 0,4%. Il y a plus de ménages qui appellent, une cinquantaine au moins en Montérégie selon nos chiffres depuis vendredi dernier.  C'est la pointe du iceberg avec cette rareté du logement et les difficultés financières vécues lors de la pandémie.  Le gouvernement s'est engagé à ce qu'aucun ménage ne soit à la rue au 1er juillet mais l'accès aux mesures d'urgence est parfois méconnu. Il y a de l'hébergement d'urgence au sein des villes. L'an dernier, à Montréal, certains ménages ont dû être hébergés 3 mois après le 1er juillet et ca pourrait se produire en Montérégie. À moyen terme, le gouvernement doit faire un investissement important dans le logement social, en faire un grand chantier pour réaliser des milliers de logements. Sinon, ca risque de s'accentuer avec les locataires incapables de payer»

Véronique Laflamme, porte-parole FRAPRU 

Les offices municipaux d'habitation mis à contribution

Dans la région, les villes de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-sur-Richelieu sont déjà à pied d'oeuvre avec les OMH pour trouver de l'hébergement d'urgence ou permanent à ces locataires.

À Saint-Hyacinthe, l'Office municipal d'habitation des Maskoutains et d'Acton offre un service d'accompagnement à la recherche même si c'est loin d'être toujours facile.

On peut communiquer avec l'Office au 450-774-5188 poste 34 en cas d'urgence.

Jean-Claude Ladouceur est directeur de l'OMH, il confirme qu'un comité d'urgence est en place pour de l'hébergement temporaire et permanent.

«Nous avons reçu une quinzaine d'appels et dans les derniers jours et nous avons donné des références à ces personnes. Il y a un comité logement formé avec la Ville de Saint-Hyacinthe qui veille à ce que personne ne soit à la rue.  Il y a une pénurie de logement abordable qui est très claire, il y a des possibilités pour de l'hébergement temporaire ou d'urgence mais règle générale, les gens veulent un bail.  Il est possible de nous contacter si les gens cherchent et ne trouvent pas»

Jean-Claude Ladouceur, directeur de l'OMH des Maskoutains et Acton

Évidemment, on mise beaucoup sur le projet Le Concorde alors que des logements abordables seront disponibles mais pour mai 2021.

Ca veut dire concrètement 52 logements et chambres d'urgence et des studios, 3 et demi et 5 et demi.

Dans le Haut-Richelieu, l'Office municipal d'habitation est prêt en vue de la grande journée du déménagement de demain mais les appels sont déjà nombreux et la demande pour du logement social à Saint-Jean-sur-Richelieu est grande.  

On tentera aussi de voir avec les locataires s'ils sont admissibles au Programme de supplément aux loyers pour ceux qui ont des revenus modestes. Il y aussi des unités d'urgence disponibles, au besoin

«Nous reçu une vingtaine d'appels depuis quelques jours, il y a plus de gens qui sont pris de court. Nous avons quelques unités PSL, nous avons des ententes avec des propriétaires. Nous pouvons aiguiller les gens admissibles au Programme de supplément de logement d'urgence et remplir avec eux une demande. Nous sommes au bureau et pouvons traiter les cas urgents»

Annick Dionne, Office municipal d'habitation du Haut-Richelieu

 

 

 

 

 

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