MONTÉRÉGIE: Les nombreux défis de vivre avec un handicap en pandémie

Handicap, fauteuil roulant

Vivre avec un handicap physique, intellectuel ou visuel c'est loin d'être facile, notamment avec les diverses contraintes sanitaires en raison de la pandémie. En cette Semaine nationale des personnes handicapées du 1er au 7 juin, le Groupement des associations de personnes handicapées du Richelieu Yamaska fait de la sensibilisation.

La thématique 2020 de l'Office québécois des personnes handicapées prend tout son sens avec «Parce que chaque geste compte».

On veut amener la population et les commercants à améliorer leurs communications auprès de ces personnes qui vivent déjà des limitations à plusieurs égards et qui doivent aussi composer avec des directives de santé publique encore strictes.

Le Groupement des associations de personnes handicapées du Richelieu Yamaska poursuit son objectif de défendre les droits des personnes vivant avec des limitations.

Et cela passe par une meilleure accessibilité aux parents d'enfants handicapés à du répit et à des services appropriés après un confinement prolongé.

On veut aussi assurer une meilleure accessibilité aux camps de jours pour les personnes vivant avec un handicap.

Dans ce contexte, il reste beaucoup de sensibilisation à faire comme le souligne Stéphanie Messier, directrice du Groupement.

«En Montérégie, l'accès au répit pour les parents qui ont vécu avec leurs enfants ou un proche handicapé est difficile en ce moment après 3 mois à la maison. Et pourtant, c'est un service indispensable. Pour les personnes vivant un handicap visuel, c'est difficile d'appliquer la règle du 2 mètres dans les espaces publics. Les gens qui doivent faire de la lecture labiale, c'est plus compliqué de recevoir un service dans un commerce. Nous travaillons aussi activement à ce que les jeunes qui vivent avec un handicap aient leur place dans les camps de jours municipaux. Ce ne sont pas toutes les villes qui offriront des camps de jour cet été. Beaucoup de personnes ont vécu l'isolement et l'accessibilité aux lieux publics est encore un enjeu majeur.   Notre groupement a 28 associations de 5 MRC  et les défis sont grands tant pour les personnes ayant une déficience intellectuelle ou ayant un handicap physique ou visuel.

Stéphanie Messier, directrice du GAPHRY

 

On peut aussi facilement imaginer la nouvelle réalité du transport adapté et la nouvelle façon d'accéder au centre d'achats, où les mesures sont nombreuses.

Il faut aussi penser aux personnes qui ont un chien d'accompagnement et qui ne peuvent accéder pour l'instant aux parcs canins.

Tout cela, sans compter l'isolement que les personnes ayant des limitations physiques ont pu vivre ces derniers mois et du support pyschologique en l'absence de groupes d'entraide.

Un nouveau site Internet avec des ressources où l'on peut divulguer des problématiques 

Le Groupement a aussi un nouveau site Internet qui permet aux personnes de dénoncer des situations de manque d'accessibilité, d'intolérance ou des préjugés. 

C'est ce que l'on appelle le «signaleur d'obstacle» qui permettra aux villes, gouvernements et commercants de changer certains comportements ou d'améliorer les infrastructures et le contact avec les personnes.

Il y aussi une panoplie de ressources pour s'outiller.

«Le signaleur d'obstacle permet de signaler des comportements ou situations: par exemple, à un endroit donné, il manquait un bouton poussoir ou une rampe dans un commerce, cela peut être signalé en ligne. Ce n'est pas un système de plaintes à proprement dit mais ca nous permet d'interagir avec les instances concernées pour améliorer la situation. Toujours en guise d'exemple, nous pourrions sensibiliser un magasin dont un employé aurait été intolérant envers une personne ayant un handicap intellectuel. Il y a aussi un nouveau répertoire de ressources qui permet de voir ce qui est offert en région et ailleurs au www.gaphry.com»

 Stéphanie Messier, directrice du GAPHRY

 

 

 

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