MONTÉRÉGIE: Meilleure cohabitation motoneigistes-producteurs espérée

Motoneiges

La Fédération des clubs de motoneigistes et l'Union des producteurs agricoles de la Montérégie demandent aux motoneigistes d'être respectueux des terres agricoles. En Montérégie par exemple, des producteurs de la MRC de Rouville ont vu des motoneigistes passer sur leurs terres où reposent du blé d'automne et du grain sous la neige.

50 % des 33 000 kilomètres de sentiers au Québec sont situés sur des terres privées appartenant très souvent à des producteurs agricoles et forestiers.  

Les motoneigistes qui choisissent de quitter les sentier fédérés s'exposent aussi à des dangers cachés sous la neige, comme des dénivelés, des amas de roches.

Comme garde-manger du Québec, la Montérégie regroupe plus de 6880 fermes et elles génèrent 30% du PIB agricole québécois.  

La Fédération en profite donc pour demander une cohabitation harmonieuse entre producteurs et motoneigistes en rappelant que de rester dans les sentiers, c'est d'abord de réduire l'impact sur la végétation et sur les animaux.

Elle fait aussi un rappel concernant la disposition des déchets dans la nature et incite les motoneigistes à maintenir les silencieux originaux sur leurs motoneiges.

Michel Garneau est directeur marketing de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec.  

«Depuis le début de l'hiver, il y a un nouvel engouement pour la motoneige au niveau des ventes, ce qui fait que de nouveaux adeptes sortent des sentiers et occasionnent des dommages sur les terres. La réalité, c'est que les propriétaires concèdent des corridors, comme c'est le cas en Montérégie et il faut s'en tenir aux corridors.   C'est souvent une minorité de délinquants mais lorsque des gens jettent des déchets, ne respectent pas les corridors, les producteurs se tannent et ne veulent plus concéder de passage.»

Michel Garneau, directeur marketing de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

Les producteurs souhaitent protéger leurs terres 

Le président de l'UPA Montérégie Jérémie Letellier remarque à son tour que de nouveaux adeptes sont passés sur des terres agricoles et qu'ils n'ont absolument pas tenu compte des cultures potentiels et des dommages considérables aux champs.

Des internautes ont aussi partagé certaines images sur les médias sociaux de traces de motoneige sur ces terres. 

Il rappelle à son tour que les droits de passages sont un privilège qui s'accompagne de devoirs.

«Un seul passage sur une culture peut être terrible quand une motoneige brise le blé d'automne ou des céréales. Ca «impacte» directement la prochaine production et personne n'y gagne. Il semble y avoir des cas dans plusieurs secteurs de la Montérégie, puisque ce ne sont pas des terres de la Couronne mais bien des terres agricoles en grande partie. Par exemple, sur les médias sociaux, des motoneigistes sont passés directement sur une terre dans le Haut-Richelieu plutôt que de suivre le sentier. C'est donc un appel à la bonne entente que nous lançons»

Jérémie Letellier, président UPA Montérégie

 

 

 

 

 

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