MONTÉRÉGIE: Pénurie criante de personnel en restauration

restaurant

Avec le passage de la Montérégie en zone jaune lundi et la réouverture des restaurants, de nombreux restaurateurs de la Montérégie peinent à recruter des employés. Un rapide coup d'oeil sur le site d'Emplois Québec ou de Jobboom montre qu'il y a des centaines d'emplois disponibles.   

L'Association Restauration Québec estime qu'il manquera cet été entre 13 000 et 15 000 travailleurs en restauration au Québec et ce, malgré les restrictions encore en place.  

Le site Indeed, spécialisé en emplois, recense actuellement 728 emplois en restauration, autant des cuisiniers que des des hôtes, plongeurs, aide-cuisinier au sein de bannières locales, de grandes bannières, d'hôtels et des concessions alimentaires de centres d'achats de la région. 

D'autres restaurants planifient leur ouverture officielle, c'est le cas du Resto-Pub Le Picoleur à Saint-Hyacinthe qui ouvre ses portes le 21 juin et qui cherche de la main d'oeuvre qualifiée, comme quelques autres restaurants. 

Selon François Meunier, vice-président aux affaires publiques, les gouvernements provincial et fédéral ont un rôle à jouer puisque l'industrie reprend son essor et que les gens sont nombreux à vouloir prendre un bon repas en salle à manger. 

Selon lui, il y a notamment lieu d'apporter des changements à la Prestation canadienne de la relance économique pour inciter davantage les travailleurs licenciés à revenir en emploi.  

«Il manquera tout près de 15 000 travailleurs en restauration cet été, certains restaurateurs n'ont que 50% de leur personnel qui est embauché. En Montérégie,  les gens sont contents de retourner au restaurant, l'industrie est en croissance mais il faut de la main d'oeuvre. Au fédéral, il y a lieu de regarder des aménagements à la PCRE pour qu'il y ait de meilleurs incitatifs au retour à l'emploi,  s'assurer de faire plus de vérifications pour savoir qui est en recherche active d'emploi. Il faut aussi penser à retenir nos travailleurs âgés et plus qualifiés en les pénalisant le moins possible, s'ils ont accès à des prestations de retraite. Finalement, la main d'oeuvre d'étrangère est une option sur le long terme et on pense que tant le fédéral que le provincial ont un rôle à jouer»

Francois Meunier, vice-président affaires publiques ARC

Une meilleure politique de partage des pourboires? 

Depuis plusieurs années, l'Association Restauration Québec plaide aussi pour une meilleure règlementation pour établir un meilleur partage des pourboires. 

Selon lui, les travailleurs se sentiraient mieux épaulés dans leurs fonctions et auraient de plus grandes possibilités. 

«Ce qui ralentit énormément notre développement est le manque de main d'oeuvre en quantité et en qualité, c'est d'autant plus vrai avec la reprise. La situation mérite d'être examinée et rapidement. Il faut permettre aux employeurs une politique équitable de partage des pourboires incluant le personnel de cuisine, c'est un enjeu de rétention identifié depuis plusieurs années»

Francois Meunier, vice-président affaires publiques ARC

Jeff McIntosh/The Canadian Press

 

 

 

 

 

 

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