MONTÉRÉGIE: Une nouvelle chaîne de vie pour stimuler le don d'organe

Don d'organe - Istock CR AlexRaths

La crise de la COVID-19 a été dramatique pour le don d'organe au Québec: le Québec connaissait son plus bas taux de références et de donneurs des cinq dernières années. Heureusement, en Montérégie, des initiatives s'organisent pour stimuler les gens à signer leur carte d'assurance-maladie mais aussi pour éduquer les jeunes à aborder le sujet plus ouvertement.

En Montérégie, près du tiers des familles de donneurs hésitent à autoriser le don d'organes, souvent parce qu'elles n'ont pas eu le temps d'aborder le sujet avec leurs proches. 

Selon Transplant Québec, 799 personnes au moins sont en attente d'un don d'organe.

En raison de la COVID-19, tout donneur est systématiquement testé avant de passer à l'action, un élément à considérer quand on parle de taux de référence. 

Voilà que chaque année, des représentants de la chaîne du don d'organes et de tissus se rassemblent pour aller planter le drapeau Chaîne de vie au sommet de 15 montagnes au Québec.

En Montérégie, l'événement symbolique se tiendra le 17 octobre au Mont Saint-Bruno mais avec une signification très émouvante.

Mme Marie-Josée Normand, conjointe de Serge Dessureault décédé en montant le K2 en 2018, sera la porteuse de drapeau.

Lucie Dumont est présidente directrice générale de Chaine de vie et nous parle de la signification de ce drapeau qu'on plantera.

«Serge Dessureault devait amener le drapeau Chaîne de vie au sommet du K2 parce qu'il croyait profondément à la jeunesse et à la sensibilisation au don d'organe. Dans sa chute mortelle, lors de l'escalade, le drapeau a été perdu. Plus tard, j'ai recu un appel de l'alpiniste reconnu Gabriel Filippi  pour me dire qu'un guide l'avait retrouvé. C'est ce drapeau, plein d'espoir que Marie-Josée amènera au sommet et ce sera un beau moment de solidarité»

Lucie Dumont, directrice et fondatrice de Chaîne de vie 

Une sensibilisation qui se développe au secondaire

Moins d'un pourcent des personnes du Québec qui décèdent peuvent devenir des donneurs potentiels.

Le programme Chaîne de vie (déjà déployé en Montérégie) vise à préparer les jeunes à aborder la question en famille et dans le milieu scolaire et lance le Défi Chaîne de vie le 17 octobre prochain, Journée mondiale du don d'organes.  

On espère que le programme Chaïne de vie soit implanté dans un maximum d'écoles secondaires et on peut d'ailleurs faire un don déjà en suivant ce lien  

Lucie Dumont nous parle du projet à caractère éducatif et social créé pour sensibiliser les jeunes de 15–17 ans au don d’organes et de tissus.

«Par l'entremise du cours d'anglais au secondaire, à raison de quelques heures, les jeunes deviennent des ambassadeurs du don d'organe. C'est abordé librement chez les jeunes de 15 et 16 ans. On parle de consentement, des organes et tissus qui peuvent être transplantés, de la compatibilité et de plein d'autres thèmes.» 

Lucie Dumont, directrice et fondatrice de Chaîne de vie 

Infolettres Boom 104.1 - 106.5

Contenu en rafale, promotions exclusives, concours et bien plus encore !