Pénurie de logements étudiants en région: le gouvernement interpellé

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L'enjeu du manque de logements étudiants abordables est plus que préoccupant en Montérégie. La Fédération étudiante collégiale demande au gouvernement de réagir rapidement puisque le coût des logements en Montérégie est en hausse constante et que des étudiants peinent même à trouver une place en «résidence»

Données à l'appui, l'Unité pour l'implantation de logement étudiant  et la Fédération étudiante collégiale demande au ministre de l'Éducation Jean-François Roberge de se pencher sur le sujet

En Montérégie, 28% des locataires sont des étudiants, si l'on se base sur des données obtenues notamment au Cégep de St-Hyacinthe.

9,2% des logements de la région sont classés comme en «mauvais état» et 10% comme étant «neufs».  

Toujours dans la région, les étudiants paient un loyer mensuel à 307$ en résidence en moyenne et 438$ pour le marché privé

À la grandeur du Québec, on apprend que 3 étudiants sur 4 au Québec déboursent plus de 30% de leur revenu en loyer.

Certains d'entre eux doivent donc emprunter pour payer les coûts de logements et même se sacrifier sur d'autres dépenses de subsistance.

Les loyers par chambre observés sur le marché privé sont 50% plus élevés qu'en résidence, selon les données colligées par l'enquête de l'Unité.

Pour Philippe Clément, président de la Fédération étudiante collégiale, le gouvernement doit impérativement nommer un ministre qui serait dédié exclusivement à l'enjeu de l'habitation pour étudiant, dont le rôle serait complémentaire à celui d'Andrée Laforest, ministre de l'Habitation

« Au gouvernement du Québec, il n'y a personne qui est «porteur de ballon» dans le dossier du logement étudiant.  Le ministère de l'Habitation offre plusieurs programmes pour le locatif mais peu d'entre eux touchent le logement étudiant. Il faut donc une stratégie du logement pour diminuer l'endettement et le fardeau que ca représente pour les étudiants».

-Philippe Clément, président de la FECQ

On apprend aussi, dans cette étude, qu'après deux années d'études,  les étudiants en logement ont en moyenne 3,7 fois plus de dettes que si elles étaient restés chez leurs parents. 

Philippe Clément recommande aussi l'implantation par le gouvernement, de 4 résidences en gestion «coopérative» avec les étudiants qui permettraient de donner un peu d'air aux étudiants

«Le projet-pilote permettrait le déploiement de 4 résidences, qui permettraient de loger 140 personnes chacune. Ça se fait entre autres dans le milieu universitaire à Sherbrooke et Trois-Rivières. Ce genre de coopérative pourrait bien fonctionner à Saint-Hyacinthe.  A l'extérieur des grands centres, comme en Montérégie ou ailleurs au Québec, il y a une forte pression sur le locatif en raison de la demande accrue et des taux d'inoccupation qui sont très bas avec la présence importante de travailleurs.»

-Philippe Clément, président de la FECQ

 

 

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