Poursuite pour harcèlement: les élus disent non aux frais de 25 000$

Salle du conseil de Saint-Jean - mardi 22 juin

Une majorité d'élus de Saint-Jean-sur-Richelieu souhaitent aller en médiation dans le dossier des plaintes pour harcèlement psychologique déposées par trois ex-employés municipaux contre le maire Alain Laplante. Un rapport indépendant commandé par la Ville reconnaît les faits, tout comme l'enquête menée par la CNESST.

Plusieurs jugent qu'il faut mettre un frein aux dépenses afin d'invertir les sommes dans des projets plus constructifs. Avec les 25 000$ supplémentaires que demandait la Ville pour des frais de représentation, le total se serait élevé à quelque 100 000$. La proposition a toutefois été rejetée à l'unanimité

«Mes résidents me disent qu'ils sont tannés de la chicane, tannés qu'on soit toujours pris à payer des frais d'avocats pour notre maire, surtout pour des choses qu'on peut régler à l'amiable en se parlant. [...] Avec 100 000$, on pourrait faire beaucoup de dons, on pourrait aider nos organismes qui eux aident les gens dans le besoin, je pense que ça serait un 100 000$ mieux investi. Ça n'a aucun bon sens, un autre 25 000$.» 

Patricia Poissant, conseillère indépendante District 6  

Pour sa part, Christiane Marcoux aurait voulu que le litige se rende au tribunal afin d'évaluer le degré de harcèlement et qu'un juge tranche la question. 

Si les parties n'en viennent pas à une conciliation dans les prochaines semaines, la cause de l'ex-greffier François Lapointe, de l'ancien coordonnateur aux relations publiques Sylvain Latour et de l'ex-directeur général François Vaillancourt sera entendue le 16 novembre.

Le maire Alain Laplante s'était retiré de la salle du conseil lors du débat sur la résolution, mardi soir.

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