Relations tendues à Saint-Jean: Québec n'intervient pas pour l'instant

Alain Laplante

Québec n'entend pas intervenir, du moins pour le moment, dans les relations tendues entre le maire de St-Jean-sur-Richelieu et trois de ses hauts fonctionnaires.

Ceux-ci ont porté plainte pour harcèlement psychologique, des plaintes qui ont été retenu par la CNESST et un enquêteur indépendant.

En séance plénière la semaine dernière, sur le sujet du financement du terrain de soccer synthétique, le ton a monté d'un cran entre Alain Laplante et le directeur général Francois Vaillancourt, selon le Canada Français.  

Après une discussion avec le maire suivant l'événement, la conseillère Marilyne Charbonneau aurait permis que la résolution soit finalement adoptée par les élus  mais avec certains amendements.

Le député Louis Lemieux rappelle que son gouvernement a déposé par sa ministre Andrée Laforest le projet de loi 49, qui porte sur l'éthique et les agissements des élus.

Dans ce cas précis, le député Louis Lemieux dit être bien au fait de la situation mais il faut jouer de prudence puisque cela implique plusieurs instances administratives. 

«Je suis en discussion avec ma collègue: la ministre Andrée Laforest attend de voir ce que la Commission municipale du Québec fera du dossier dans son ensemble. Mais la ministre a aussi déposé le projet de loi 49 en novembre. Il fallait faire du ménage en matière d'éthique et de déontologie, la loi n'est pas adoptée encore mais la ministre Laforest prend ses choses très au sérieux quand il s'agit de ces questions. Il y a plusieurs dossiers en contestation à Saint-Jean et c'est judiciarisé. On verra en temps et lieu si cette loi devait être applicable»

- Louis Lemieux, député de Saint-Jean 

Le projet n'a pas été encore adopté mais ferait en sorte que la Commission municipale du Québec pourra agir directement dans un cas où un élu se comporterait de façon irrespectueuse par l'emploi de paroles, d'écrits ou de gestes vexatoires. 

La ministre Andrée Laforest avait cité quelques exemples de langage grossier ou harcèlement en précisant à La Presse que «le projet de loi prévoit de nouvelles situations dans le cas desquelles un élu municipal pourrait être déclaré inhabile à exercer ses fonctions, notamment lorsque cela porte atteinte à l'honneur et la dignité»,.

Il faut se rappeler que le 1er août 2019, la Commission municipale rendait une décision à l'endroit du premier magistrat Alain Laplante en lui imposant une sanction de 95 jours.

Il s'était alors adressé à la Cour supérieure sur le fond et avait obtenu la suspension de cette sanction.