SAINT-JEAN: Nouveau protocole de référence à l'Éclusier

Protocole entente Éclusier-Police St-Jean - CCPSHRR

Un nouveau protocole viendra en aide aux proches de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale à Saint-Jean-sur-Richelieu. Lors d'un appel pour une situation de crise, les policiers vont ainsi pouvoir les référer systématiquement à l'organisme l'Éclusier du Haut-Richelieu. 

La méthode est simple: si le Centre de crise et de prévention du suicide du Haut-Richelieu (CCPSHRR) n'est pas directement impliqué, les partenaires utilisent un formulaire afin de transmettre les coordonnées de l'entourage ainsi qu'un court portrait de la situation. L'Éclusier prend ensuite contact avec ces personnes. 

«Les proches peuvent parfois être déstabilisés et souvent, ne savent pas quoi faire, comment faire pour aider, ou où s'adresser. En situation de crise, ils n'ont pas non plus le réflexe naturel de consulter. C'est important de leur faire prendre conscience que prendre soin de soi, c'est aussi une façon de bien prendre soin de l'autre.»

Isabelle Demers, directrice générale Éclusier du Haut-Richelieu

Il n'y aura aucun impact sur le travail des policiers, assure pour sa part le directeur du Service de police de Saint-Jean, André Fortier. Il s'agit d'officialiser et de standardiser ce qui se faisait déjà sur le terrain.

«Il y aura peu d'implication supplémentaire puisqu'on intervient déjà dans le cadre du Programme conjoint d'intervention 24/7 santé mentale avec le Centre de crise pour venir en aide à la personne qui souffre. Cette fois, on élargit, on veut prendre soin de l'entourage. La tâche des patrouilleurs ne sera pas alourdie parce qu'ils vont parler aux intervenants du CCPSHRR qui font l'évaluation sur le niveau de dangerosité, ça se fait généralement à l'intérieur de 20 minutes. Il n'y a aucune bureaucratie additionnelle et on n'en voulait pas.»

André Fortier, directeur du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu

Il juge important de penser à l'entourage pour leur offrir écoute, échange et de les soutenir en conséquence. Il s'agit d'une façon de leur éviter aussi d'être «pris dans le labyrinthe du réseau de la santé», soutient M. Fortier, préoccupé 

Pour la direction du CCPSHRR, savoir que les proches d'une personne en détresse seront accompagnés est rassurant puisqu'ils sont un facteur de protection très important, une richesse au quotidien pour aider ceux qui souffrent, sans en être conscient. 

«Ça ne peut qu'être bénéfique [...] et nous permet de faciliter le travail de tous les intervenants impliqués» 

Myriam Lafond, directrice générale CCPSHRR 

Ce nouveau protocole de référencement systématique permettra une prise en charge rapide, dans les 24 à 48h.

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