Travailleurs étrangers infectés: des craintes à l'UPA Montérégie

CKTB NEWS | Agriculture Ontario

La Montérégie compte 26 travailleurs agricoles étrangers atteints de COVID-19 et la Fondation des Entreprises en Recrutement de Main-d’œuvre agricole Étrangère met en garde l'UPA dans ses démarches de recrutement. L'UPA Montérégie resserre les contrôles mais dépend directement de milliers de ces travailleurs de l'Amérique du Sud.

FERME a prévenu par courriel que, depuis plusieurs jours, des travailleurs de l'étranger auraient pris l'avion vers le Canada alors qu'ils pourraient avoir des symptômes s'apparentant à la COVID-19.

À l'échelle nationale, 70 travailleurs étrangers débarqués au Québec pour donner un coup de main à nos agriculteurs ont contracté la COVID-19 jusqu'ici.

L'organisme FERME, chargé du recrutement à l'étranger a cru bon servir une mise en garde aux producteurs pour que l'on resserre les contrôles.

Ils sont plus de 9700 travailleurs étrangers à travailler sur les fermes du Québec dont au moins 7000 en Montérégie, ils sont majoritairement originaires du Guatemala et du Mexique.

L'organisme suggère à l'UPA «d'élaborer des plans alternatifs afin de combler leurs besoins de main-d’œuvre », un nouveau casse-tête pour l'UPA régionale qui a dû composer avec la sécheresse du début de l'été et le report de quelques vols de travailleurs du Mexique dans la région, en raison de directives sanitaires du Mexique auprès de ces travailleurs étrangers.  

On se souviendra aussi de l'entreprise Vegpro de Sherrington, qui composait récemment avec une éclosion de coronavirus et qui a dû recourir à l'unité mobile de dépistage de la COVID-19 en Montérégie pour faire des vérifications auprès de tous ses travailleurs.

Claude Lapointe est 2e vice-président à l'UPA Montérégie et porte parole du Centre de formation agricole

«C'est inquiétant pour la main d'oeuvre étrangère en Montérégie mais nous avons plusieurs mesures resserrées bien en place. 3000 travailleurs locaux ont postulé lors de notre appel à l'UPA mais ce n'est pas suffisant. Dans le maraîcher nous avons déjà une banque de candidatures, les besoins sont importants pour les travailleurs étrangers. Nous sensibilisons les producteurs de diverses façons et un guide a été produit. Les travailleurs observent une quarantaine à chaque fois qu'ils arrivent pour travailler, nous faisons un profil de santé des travailleurs. Comment chaque ferme gère les conditions imposées par le gouvernement? Il faudra contacter les producteurs sur nos fermes pour s'assurer que c'est respecté et qu'il n'y ait pas de problématique»

Claude Lapointe, 2e vice-président UPA Montérégie

Le manque de main d'oeuvre entraîne aussi des destructions de récolte

Le manque de main d'oeuvre a aussi entrainé des conséquences chez des producteurs maraichers: certains ont dû détruire de la production. 

On observe aussi un manque de main d'oeuvre dans le domaine laitier.  

Selon Claude Lapointe, plusieurs producteurs ont aussi dû modifier leurs pratiques ou revoir leurs plans d'effectifs.

«Nous sommes à voir, au Centre de formation agricole, comment on peut améliorer nos pratiques et conditions pour ne pas avoir de cas. La semaine dernière encore, un producteur de laitue a carrément dû détruire sa production de laitue en Montérégie, faute de main d'oeuvre. Des producteurs réduisent leurs superficies. Les fruits et légumes, ce n'est pas toujours facile. On doit composer avec des pertes mais aussi une baisse du nombre de travailleurs étrangers, c'est inévitable.»

  Claude Lapointe, 2e vice-président UPA Montérégie

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