Un ado de 16 ans frôle la mort après avoir calé de l'alcool

Un adolescent de 16 ans de a frôlé la mort samedi à Saint-Patrice-de-Sherrington après avoir surconssommé de l'alcool avec ses amis.

Une mère de famille de Saint-Patrice-de-Sherrington, en Montérégie, lance un cri du coeur pour sensibiliser à la surconsommation d'alcool, après que son fils de 16 ans ait frôlé la mort samedi soir.

 

Le jeune Émile, 16 ans, a reçu trois de ses amis à la maison pour un week-end de gars, où les jeux vidéos, les jeux de société et les activités extérieures étaient surtout à l'horaire. Mais samedi soir, deux des adolescents ont décidé de boire de l'alcool en cachette, pour le plaisir, pendant que les parents d'Émile préparaient le souper et attendaient de la visite.

Deux d'entre eux auraient calé pas moins d'une bouteille de 26 onces de vodka en une heure seulement, loin du regard de ses parents. Il a dû être soigné à l'hôpital, mais n'a heureusement aucune séquelle aujourd'hui.

Sophie Laroche a raconté son histoire sur Facebook et sa publication a déjà été partagée plus de 20 000 fois, dépassant de loin la portée espérée. Elle a accepté de se confier à nouveau car elle juge que ce genre d'événement peut arriver à n'importe qui.

« Il y a le syndrome des ados invincibles, mais il y a aussi le syndrome des parents qui sont intouchables, et nous, on était dans cette catégorie-là. On pensait que parce que notre enfant est bien éduqué, que notre enfant est sage, que ça n'allait pas nous arriver une affaire comme ça, et ça nous est arrivé. Ça peut arriver à vraiment tout le monde. »

- Sophie Laroche, mère d'Émile

Elle ajoute que ce n'était pas un enfant à problèmes, que sa famille ne présente pas de conditions propices à ce genre de comportement et ne consomme pas.

La mère de famille souhaite aussi sensibiliser les gens à leurs responsabilités.

« L'éducation doit aller plus loin que de dire on ne cale pas, c'est dangereux. On doit dire: tu es responsable des gens qui sont autour de toi. Si tu vois quelque chose comme ça, va chercher de l'aide, c'est important. Sur les quatre jeunes qui étaient ensemble, deux avaient bu beaucoup, et deux n'avaient pas bu. Il y en a un qui était trop gêné pour aller chercher de l'aide, et l'autre est passé par-dessus cette gêne-là et est venu nous chercher. C'est lui qui a sauvé la vie de mon garçon. C'est important d'être vigilant et d'agir quand il arrive quelque chose comme ça. »

- Sophie Laroche

Il grognait et peinait à respirer

L'histoire est le cauchemar de tout parent. Vers 18h, un des amis est venu demander de l'aide puisqu'Émile était pris dans un arbre dans lequel il avait grimpé dans la cour. C'est à leur arrivée dehors que les parents ont constaté qu'il était complètement saoul et recouvert de vomi.

Une fois descendu de l'arbre, son état s'est aggravé.Il a continué à régurgiter ses consommations, et son état a empiré au point où il ne faisait que grogner, respirait mal et n'était plus en mesure de parler.

Heureusement, ses parents n'ont pas hésité à l'amener à l'hôpital Anna-Laberge de Châteauguay, où il a rapidement été pris en charge et a reçu des soins d'une vaste équipe de professionnels avant d'être transféré à l'Hôpital de Montréal pour enfants. Plusieurs employés du réseau ont fait du temps supplémentaire pour l'aider. Il a passé près de 24h à l'hôpital, où il a été intubé notamment, avant d'obtenir son congé. Il se porte maintenant très bien.

Sa mère, Sophie Laroche, a vécu un cauchemar et vit toujours un stress à raconter son histoire. Elle rencontrera aussi à nouveau les quatre adolescents impliqués dans la soirée de samedi avec leur famille afin d'éviter que ce genre d'événement ne se reproduise.

Malheureusement, elle croit que son fils n'a pas compris l'ampleur du danger dans lequel il s'est mis en calant et les ressources qu'il a mobilisées.

« Je n'ai pas l'impression que l'impact est aussi fort dans sa tête à lui que dans notre tête d'adulte, c'est pour ça qu'on veut faire un retour avec les jeunes pour vraiment creuser, comprendre et leur faire comprendre aussi, au-delà de cette personne, tout ce que ç'a engendré comme [mobilisation] autour de lui. »

- Sophie Laroche

Elle recommande aux parents d'être vigilants et d'avoir de bonnes conversations avec leurs enfants sur les impacts du calage d'alcool.

Infolettre Boom

Abonnez-vous à nos infolettres