Un grand réseau de trafic de drogue démantelé à Saint-Jean-sur-Richelieu

Les policiers de Saint-Jean-sur-Richelieu ont notamment saisi 26 000 comprimés de métamphétamines, du cannabis, plus de 60 000 $ et des armes.

Le Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu a frappé un grand coup contre le trafic de drogue dans le grand Saint-Jean. Les policiers ont démantelé un important réseau de trafiquants dans la soirée de lundi à mardi, après 5 mois d'enquête.

 

Quatre personnes ont été arrêtées à la suite de cette enquête, dont Gilles Noiseux, 67 ans, Alain Beaudry, 55 ans et Judy Dickson , 53 ans. Ils ont comparu hier et demeurent tous détenus. 

Dans le cas de Judy Dickson, elle revient au tribunal demain (7 novembre) alors que Gilles Noiseux et Alain Beaudry reviennent au tribunal le 13 novembre.  

Ils font face à un total de 12 chefs d'accusation de possession de stupéfiants en vue d'en faire le trafic. D'autres accusations pourraient s'ajouter en lien avec les armes à feu. Ils seront de retour en cour dans les prochains jours, alors que la quatrième personne accusée n'a pas encore comparu.

Gilles Noiseux et Alain Beaudry sont accusés de trafic de stupéfiants.

Gracieuseté Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu. Gilles Noiseux et Alain Beaudry sont accusés de trafic de stupéfiants, notamment.

Gilles Noiseux est connu des services policiers et compte déjà plusieurs antécédents en semblable matière. Il est suspecté d'être la tête dirigeante principale du réseau, probablement lié aux Hells Angels.

Plus de 26 000 comprimés de métamphétamine saisis

Deux perquisitions menées le même soir dans une résidence de la rue des Carrières et dans un entrepôt de la rue Principale, à Bedford, considéré comme étant la cache principale, ont permis la saisie d'une importante récolte de stupéfiants.

On parle de 3,5 kilos de cocaïne, de 26 000 comprimés de métamphétamines, de 200 autres comprimés sans prescription et d'une livre de cannabis.

Toute cette drogue retirée de la circulation était majoritairement destinée à la revente auprès des jeunes dans les écoles, surtout les métamphétamines, selon la police.

« J'ai récemment été entretenu par des collègues de la GRC, des experts en matière de stupéfiants au niveau canadien, et la tendance au Canada est à la production de drogue de synthèse. Ces drogues sont destinées aux jeunes parce que ça ne coûte pas cher à produire et c'est vendu 2 $ au niveau de la rue. Pour n'importe quel étudiant ou "jeune", c'est très facilement accessible, ça se consomme rapidement, ça se cache facilement, donc c'est très lucratif pour le marché du crime organisé. »

- René Beauchemin, inspecteur au Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu

Inspecteur René Beauchemin du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Audrey Folliot, Bell Média. L'inspecteur René Beauchemin du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Plus de 61 000 $ canadiens, plus de 900 $ américains, ainsi que trois armes à feu, soit un pistolet 9mm et deux fusils de calibre 12, ont aussi été saisis sur les lieux. L'inspecteur Beauchemin évalue que cette frappe a permis de retirer 283 000 $ des poches du crime organisé local.

Merci au groupe Octo et au public

L'information du public est primordiale dans la lutte au crime organisé, alors que c'est grâce à cela et au travail du Groupe Octo, dédié au crime organisé au sein du Service de police, que les agents ont pu pincer ces quatre individus.

Malgré cet important coup et la quantité de drogue retirée du marché, la prévention demeure primordiale auprès des jeunes, car ces drogues de synthèse peuvent faire des ravages et contenir toutes sortes d'ingrédients inconnus du consommateur.

« On a des policiers qui sont affectés aux relations communautaires et à la prévention. Ils effectuent, dans tous les établissements scolaires, des tournées de prévention. Je considère que le côté répression est la fin de la prévention. On peut faire beaucoup de prévention, mais s'il n'y a jamais de conséquences à l'acte, il ne se passera pas grand-chose. J'imagine que pour une certaine période de temps, ça va être plus rarissime de trouver certains types de stupéfiants sur le territoire [à la suite de cette frappe].»

- René Beauchemin, inspecteur au Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu

Le sergent Jérémie Levesque a comparé un comprimé de métamphétamine à un biscuit aux pépites de chocolat. On sait combien de pépites de chocolat on a mises dans une recette, mais on ignore combien il y en aura par biscuit, et c'est pareil pour les comprimés. Les trafiquants savent quelle quantité de produits chimiques ils mettent au total, mais pas quelle quantité se retrouvera dans chaque pilule.

Si vous avez des informations à partager, contactez de façon anonyme la ligne Anti-Crime au 450 357-2000.

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